Archive: 8 avril 2021

Le Japon: le rêve impérial?

Cela n’a échappé à personne que les états-unis font la guerre à la Chine depuis Obama. Si cette guerre était autre fois couverte sous l’ambiance feutrée des ambassades, elle est ouverte depuis l’administration Trump. Mais il est intéressant de constater que le Japon soit resté presque silencieux durant toutes ces années. Cette guerre ne le concerne pas? La réponse est plutôt le contraire: le Japon est le premier concerné après la Chine. Mais qu’attend-il depuis toutes ces années?

Quelque soit la réponse, nous savons qu’il n’attend plus, l’heure est venue.

https://www.state.gov/translations/french/les-etats-unis-et-le-japon-elargissent-la-cooperation-economique-indopacifique/

Le 16 Mars 2021, comme l’a annoncé le département d’état américain sur son site officiel, l’heure est au renouveau avec le Japon. Les 2 pays élargissent leur coopérations. Mais personne n’est dupe, ce renouveau a une cible. C’est la Chine.

https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20210316-chine-japon-cor%C3%A9e-inde-l-asie-priorit%C3%A9-de-la-diplomatie-am%C3%A9ricaine

Cet article de RFI souligne un fait, les état-unis sont “mal au point” à cause de la pandémie qu’ils peinent à maîtriser. Étouffer l’ascension d’un géant comme la Chine à 12000Km, c’est très coûteux. Il est claire qu’un allié proche ayant une bonne capacité militaire peut être vital.

Comment les états-unis en sont arrivés là?

Et bien si nous remontons jusqu’au sommet Sino-américain qui a eu lieu à Alaska, qui s’est déroulé à peu près à la même période, sous un climat glacial, au sens propre et figuré du terme. A la “grande” surprise de la partie américaine, la Chine n’a rien cédé et a même vivement critiqué la violation des règles diplomatiques de la partie américaine au début du sommet. Et pour ne rien arranger, la traductrice américaine a cafouillé dans ses traductions alors que la chinoise a réussi sa prestation avec brio.

Le boycott du coton de XinJiang a sucité une vive réaction patriotique des chinois, on va jusqu’à flouter la moitié des émission télévisées pour cacher les marques boycottées par les consommateurs chinois.

Les “visites” des flottes du PACOM en mer de Chine du sud n’ont pas impressionné l’APL. Les formations de combats américaines ont été bien “reçues”.

Bref, rien de très concret n’a été obtenu depuis l’investiture de Biden. Il est temps de jouer sur une autre partie de l’échiquier. Ce sera la partie du Japon.

Le Japon, à l’instar de la Turquie, rêve depuis toujours de retrouver la grandeur impériale d’antan. L’occasion est revenue de jouer le rôle de la pièce maîtresse sur l’échiquier. Mais il n’est pas question d’offrir la victoire contre la Chine sur un plateau d’argent. Le Japon retrouvera sa place de royaume vassal auprès des états-unis. Le Japon a tout intérêt à faire pencher la balance au coté américain ( s’imposer face à la Chine) à lui seul, pour revendiquer sa place du maître incontesté dans cette zone du pacifique. D’autant plus qu’il a un atout dans la main. Le Japon fournit de très nombreuses technologies à la Chine que cette dernière ne maîtrise pas.

Mais qu’en pense la Chine?

Un groupe aéronaval chinois aux capacités accrues s’est déployé entre Taïwan et le Japon pour des exercices

Rien.

Sans dire un mot, une formation de combat au tour du porte-avion LiaoNing s’est formée assez rapidement. Il effectue un passage au détroit de Miyako.

“Selon le ministère japonais de la Défense, qui l’a suivi de près, outre le CNS Liaoning, le groupe aéronaval chinois se compose de deux contre-torpilleurs de type 052D, d’une frégate de Type 054A, d’un navire de soutien de Type 901 et, surtout, pour la première fois, du Nanchang, un croiseur de Type 055 « Renhai », doté de 112 cellules de lancement vertical [64 à l’avant, 48 à l’arrière] pour différents types de missiles.” Il y a sans doute un sous-marin qui accompagne la formation de combat.

Quoi qu’il en soit, le réveil japonais n’est pas très bon pour la Chine. Et il est même probable que l’administration Biden réactive Taiwan pour s’imposer face à la Chine, alors que dans un précédent article, j’avais plutôt vu le contraire. Mais, le durcissement de la Chine sur tous les fronts obligent les états-unis à changer de tactique, offrant une occasion en or au Japon de raviver son rêve impérial.

Nous en aurons le cœur net lors de la prochaine visite du premier ministre japonais aux état-unis ce mois ci.

Quand Le Monde et Libération font de la manipulation et désinforment sciemment

Le Monde, Libération, Le Nouvel Obs…..Pour beaucoup de Français, ces journaux sont le nec plus ultra de l’information à la française, des vrais journaux d’investigations, de reportages.

Heureusement, pour de plus en plus de français informés, et ce grâce au web, et à l’éventail très large de sources d’opinions, nous nous rendons compte que ces journaux ne font plus essentiellement que de la propagande. De la propagande purement et simplement.

Hier, votre serviteur s’est bidonné de rire, en regardant ce fameux journal “Le Monde” propager des fake news, en toute impunité.

Reprenons l’histoire depuis le début.

Revenons en arrière. Premier épisode. CGTN, média chinois, porté à l’international, publie sur son site internet le témoignage d’une française nommé Laurène Beaumond à propos du Xinjiang. Elle y décrit ce qu’elle a vu, car elle y a vécu, et elle parle donc d’expérience. Ni plus ni moins. Ce qui, en soi, est déjà pas mal, quand on sait que l’intégralité des journalistes français n’a jamais mis le moindre orteil dans cette région chinoise. Son article, plutôt bien écrit au demeurant, est en soi une source d’information. Ni plus ni moins importante que d’autres mais il a le mérite de l’expérience vécue.

Quelques heures après sa publication, le journal Le Monde publie cet article https://www.lemonde.fr/international/article/2021/03/31/quand-la-television-chinoise-cgtn-invente-une-journaliste-francaise_6075155_3210.html.

Nathalie Guibert, la journaliste auteure de cet article, sans chercher vraiment à vérifier, ce qui est la base de son métier, se permet d’écrire que cette personne est un fantôme. Qu’elle n’existe pas. Laurène Beaumond est un fake. Puis par extension, elle accuse le gouvernement chinois d’avoir inventé ce profil, de faire de la propagande à deux sous, en créant de toute pièce un faux témoignage. Voilà. La messe est dite. Libération s’en empare dans l’heure qui suit….Thaïs Chaigne et Laurence Defranoux deux autres “journalistes”, relaient la fake news sans vergogne, sans dignité. Sans droiture journalistique.

A aucun moment, n’aura germé dans leur tête de journalistes orientés que cette Laurène Beaumond pouvait être une vraie personne mais parlant sous pseudonyme. Et oui, car, voyez vous, on en est là. Les français qui oseraient parler de la Chine et du Xinjiang en des termes non validés par la doxa médiatique sont immédiatement cloués au pilori. Soupçonnés d’être payés par la Chine, d’être des valets du PCC chinois, et d’avoir le cerveau lavé au mieux, ou pire: être fanatique du PCC.

Deuxième épisode, le lendemain, Le Figaro, sous la plume de Sébastien Falleti a donc essayé de faire son travail. On ne peut soupçonner ce journal d’être de collusion avec la Chine. Mais, eux, ils ont fait leur travail. Ils ont retrouvé cette femme, et lui ont donné la parole. Elle existe bel et bien. Un être humain fait de chair et de sang. Celle ci est inquiète pour sa sécurité et voudrait qu’on la laisse en paix. On la comprend. Les chiens sont lâchés. Ils mordent fort.

Et finalement il ressort de cette histoire glauque qu’ aucune nuance n’existe dans l’ esprit étriqué de ces pseudos journalistes. Aucune. Ces journalistes nous font honte. Car non seulement ils mentent, mais on l’apprend aussi, de faux comptes twitter ont étés fabriqués ensuite pour la discréditer. Qui est derrière cette manipulation ? En tout cas, nous le savons désormais, ils mentent, et sont malhonnêtes. Voila l’état de probité de notre presse française vis à vis de la Chine. Proche de zéro.

Plus que jamais, pour le citoyen cherchant le vrai, il va falloir s’armer de méfiance, chercher par nous même les infos, recouper les informations, et surtout, surtout ne pas avoir peur de ces journalistes à la solde d’une propagande qui n’hésite plus à recourir à des procédés inqualifiables pour rabaisser la Chine.