Archive: 24 février 2022

10 ans pour apprendre à fabriquer le logo d’Apple: Ce n’est qu’un exemple.

Les médias occidentaux comme chinois citent volontiers les énormes progrès accomplis par la Chine dans de nombreux domaines. Les uns pour faire peur, les autres pour dire que tout va pour le mieux. Nous voyons que les angles de vues définissent ce qu’on pense des mêmes faits.

Alors, je me suis amusé à chercher les domaines où la Chine a su rattraper son retard récemment ou n’a pas encore réussi à combler ses lacunes technologiques.

La fabrication de la neige artificielle

En 2016, la Chine ne savait pas encore faire une piste de ski selon les normes de compétition.

En effet, la densité naturelle d’une couche de neige est environ 0.05g/cm3 ~ 0.15g/cm3. Une piste dans une station de ski grand publique doit avoir une densité de 0.4g/cm3 à 0.5g/cm3. Mais celles des JO d’hiver doit atteindre 0.65g/cm3. Tout le monde n’est pas capable de fournir une piste de ski avec une telle densité de neige constante et homogène. Le diamètre et l’épaisseur des flocons de neige, l’épaisseur des couches de neige pour différentes épreuves doivent aussi obéir à des normes strictes.

La Chine a fait des essais et a fait venir des experts pour examiner les tests. Les experts sont venus regarder et marcher sur les pistes. Ils ont pris de la neige dans les mains, et se sont contentés de dire:

It’s not good.

Et ils sont repartis.

L’académie des sciences chinoise s’est alors emparée du problème. La Chine a eu sa première piste répondant aux normes en 2021 seulement.

Les chinois ont eu de la sueur froide dans le dos. Tirant leçon des mésaventures de l’embargo technologique, même les appareils de mesures sont aussi fabriqués en Chine, pour éviter toute dépendance de technologies étrangères. Et ce n’est pas tout. Les technologies permettant la culture de neige ont été acquises en 2017, soit 5 ans seulement avant les jeux d’hiver de 2022. Si la maîtrise de ces techniques arrivent trop tard, on n’aurait simplement pas eu assez de neige pour les jeux. Certaines épreuves auraient été repoussées, et la Chine aurait croulé sous les feux des critiques.

La pointe des stylos à bille

80% des stylos à bille, soit 40 milliard d’unités sont fabriquées en Chine chaque année. Mais le cœur technologique du stylo à bille n’a jamais été transmise à la Chine: il s’agit de la fabrication de la mine du stylo.

L’immense majorité des mines nécessaires à l’assemblage des stylos à bille sont importées depuis le Japon.

Les chaînes de montage en Chine se contentaient d’assembler les mines des stylos dans les tubes fabriqués localement, et qui ne contiennent aucune valeur technologique. Un comble pour le pays inventeur du papier, de l’imprimerie et de la calligraphie. Ainsi, la fabrication des stylos n’est pas un business très rentable pour les chinois. Le coût d’importation des mine étant élevé, les usines chinoises sont obligées de viser la quantité pour en vivre.

Après 5 ans d’intenses recherches technologiques menées par Taiyuan Iron & Steel Group Co, subventionné par l’état, la Chine a mise au point sa première pointe de style à bille en 2017. Mais le français BIC, leader mondial du stylo à bille, reste confiant. En effet, une pointe chinoise écrit 2 fois moins long temps que celle fabriquée par BIC.

L’acier inoxydable ultra fin

C’est un matériau très utile dans beaucoup de domaine: les avions, les panneaux solaires, les batteries, le logo des téléphones Apple depuis 2015 ( si si, la pomme croquée ! ), moteur de voiture, turbine d’avion, équipements médicaux, instruments de mesure de haute précision, aérospatiale… l’usage d’une membrane en acier inoxydable ultra fin est quasi infini.

La Chine est le premier producteur d’acier au monde, mais il s’agit d’acier de qualité médiocre. C’est alors que BaoWuTai Group s’est fixé comme objectif de réussir à s’émanciper de la dépendance technologique étrangère.

Il a fallu plus de 10 ans de recherches et 711 échecs pour qu’enfin, on réussisse à fabriquer une membrane en acier inoxydable de 0.02mm d’épaisseur à haute densité, haute résistance structurelle et thermique. La membrane peut résister jusqu’à 200000 pliage-dépliage sans rompre. En 2021, le groupe réussit à fabriquer des membranes dont l’épaisseur est 0.015mm.

Je sais à quoi vous pensez: avoir un rouleau de cette membrane pour emballer vos plats au frigo. J’y ai renoncé moi même quand j’ai vu le prix: 2 millions de Yuan Chinois la tonne. C’est plus cher que l’argent. Mais vous pouvez en avoir un petit morceau sur votre iphone. Il résistera aux 200000 pliages!

Le micro processeur

Cher à Trump, l’embargo technologique contre la Chine dans le domaine des micro processeurs a failli couler la haute technologie chinoise toute entière.

Sans maîtrise de gravure nanométrique, on ne peut pas fabriquer de micro processeurs. Or, l’usine du monde qui fabrique les téléviseurs et téléphones a besoin de micro processeurs par milliards tous les ans.

L’embargo technologique dans ce domaine interdit la Chine d’utiliser les micro processeurs ayant des brevets américains. La Chine devra compter sur soi même pour fabriquer ses micro processeurs.

Le problème est que son retard technologique ne lui permet pas de fabriquer des puces dont la finesse de gravure est inférieure à 10nm ( 10 milliardième de mètre ). Elle maîtrise les puces gravées à 28nm, les 14nm péniblement. Il s’agit de puces qui équipent les téléviseurs ou autre équipements grand public.

Mais son avancée dans le domaine des ordinateurs, même grand public, est totalement bloquée, car incapable de descendre dans le domaine de l’ultra violet ( longueur d’onde: < 10 nm ).

Le fabricant de machines de photolithographie ASML a été sommé par l’administration Trump, d’annuler la vente de l’une de ces machines qui gravent les puces à 5nm à la Chine.

Aujourd’hui, et dans les prochaines années, il ne faut pas s’attendre à des annonces chinoises fracassantes dans le domaine des micro processeurs.

L’origine du covid19 serait d’origine animale

© creativenature.nl / Adobe Stock

Plus le temps passe, plus la science progresse dans la recherche de l’origine du SarsCov2.

Une étude de l’Institut pasteur, publié dans la prestigieuse et très sérieuse revue « Nature » affirme que des chercheurs ont retrouvés des traces de coronavirus très proches de celui du Covid 19 dans des Chauves-souris du Laos se trouvant dans les zones frontalières du sud de la Chine, du Laos, et du Cambodge. L’un des virus trouvé est pratiquement similaire au Sars- cov2.

Les chercheurs ont démontré « une affinité similaire de ces trois coronavirus de chauves-souris et du virus Sars-Cov-2 pour un récepteur humain, ainsi qu’une capacité à entrer dans les cellules humaines”.

“L’existence de ces virus découverts chez le réservoir animal chauve-souris conforte l’hypothèse selon laquelle le Sars-Cov-2 pourrait être originaire de chauves-souris vivant dans les reliefs […] partagés par le Laos, le Vietnam et la Chine”, explique le virologue Marc Eloit qui a dirigé l’étude

Un pas de plus dans la direction de l’origine animale et surtout la théorie fumeuse de la fuite de laboratoire du Wuhan parait définitivement enterrée.

JO 2022: Les jeux sont faits…ailleurs

Nous sommes à quelques heures de la cérémonie de clôture des JO d’hiver 2022 à Pékin. Pour le bilan des médailles, il est disponible sur le site officiel. Faisons un bilan de ce qui s’est passé en coulisse et ailleurs…

En ce début de l’année 2022, on peut dire que le monde se divise en 2 pôles. Il y a des pays qui définissent les grandes lignes géopolitiques de l’année en cours, tandis que les autres rongent un os.

Les jeux avaient pourtant bien commencé pour Biden. Il avait lancé un appel massif de boycott diplomatique.

Pour rappel, la politique de boycott a été utilisée lors des JO de Moscou en 1980. Il s’agissait d’un boycott total. Les états-unis ont exercé de très fortes pressions pour imposer un boycott total des jeux de Moscou. Résultat, plus de 70 pays n’ont pas participé aux jeux en 1980, dont fait partie la Chine qui était en “lune de miel” avec les états-unis sous le règne de Jimmy Carter.

Pour les JO d’hiver 2022, le boycott devait être diplomatique. Les principaux pays anglo-saxons, le Japon et la Lituanie ont répondu présents. Ils sont au nombre de 6 à ne pas avoir envoyé de représentants diplomatiques à Pékin.

Pendant que les politiques anglo-saxons s’isolent, la Chine ouvre le bal des diplomates et des dirigeants. Le premier après 2 ans d’isolement physique.

Nous allons nous intéresser à ces dirigeants qui sont allés en Chine et aux signaux envoyés au monde entier.

Poutine est le premier dirigeant qui a rencontré Xi hors ligne. Et il y est allé avec des présents dans ses bagages.

Entre autres, on note la présence de 10 milliards de mètres cubes de gaz issus du gisement Sakhaline 3. C’est très fâcheux pour l’Occident qui peut fermer le détroit de Malacca à tout moment pour imposer un blackout énergétique à la Chine. En effet, l’essentiel des imports énergétiques chinois provient du moyen-orient. Les tankers n’ont d’autre itinéraire que de passer par le détroit de Malacca pour arriver aux ports chinois. Le gaz russe est vital pour la Chine, dans le cas où le PACOM de la US-NAVI décide d’exercer sa liberté de navigation au détroit. C’est une situation à laquelle, la marine chinoise, malgré ses énormes progrès ne saurait faire face.

Pour Poutine, le message est clairement destiné aux Européens. Il montre à une Europe toujours satellitaire des intérêts atlantistes, que le projet de gaz par Nord stream 2 n’est pas la seule carte de la Russie.

Si ce projet tombe à l’eau, la Chine sera ravie de reprendre le gaz que l’Europe ne peut pas prendre sous pression américaine. Et Poutine ne fait pas les choses à moitié. Un projet de gazoduc, le « Power of Siberia 2 » est à l’étude. C’est un problème pour les Européens car ce gazoduc sera connecté aux réseaux gaziers internes de la Russie, les mêmes qui fournissent l’Europe.

Petite pression américaine sur l’Europe ? pas de problème, la Russie n’aura plus qu’à rediriger le gaz invendu à la Chine à travers la Mongolie.

En dehors des accords énergétiques, des accords financiers afin d’échapper à une éventuelle sanction occidentale ont été signés. Disons que c’est un cadeau chinois aux russes.

A propos, le premier ministre Mongole était présent à pékin…

Parmi les convives, nous notons la présence du président égyptien ( la porte d’entrée en Afrique ) Abdel Fattah al-Sissi. Rappelons que les 2 pays ont relevé leur niveau de partenariat en 2014 à celui de “partenariat stratégique global”, le plus haut de la hiérarchie du réseau de partenariats établis par la diplomatie chinoise.

Le roi Norodom Sihamoni du Cambodge, pays stratégique du sud-est asiatique pour la Chine, était présent.

La présence de sa majesté est significative. En effet, le Cambodge préside l’Asean (Association des Nations d’Asie du Sud-Est) en 2022. Le signal envoyé au sud-est asiatique est très claire: cette année est l’année du Tigre d’eau du nord! Comment le Cambodge va-t-il trouver l’équilibre entre les États-Unis et la Chine? C’est un sujet à surveiller.

Un autre pays devra retenir désormais notre attention: L’Argentine.

Dans un précédent article,

J’ai mentionné l’une des raisons pour lesquelles, la chasse argentine a été décimée par l’aviation britannique en 1982. En effet, les aviateurs anglais ont bénéficié d’aide de la France, pays fournisseur des chasseurs mirages argentins. Toujours sous embargo britanniques, l’argentine doit s’émanciper de la dépendance technologique occidentale. Le choix chinois est le seul possible. Après acquisition des 12 appareils chinois, le président argentin Alberto Fernandez est allé rencontré son homologue Xi JinPing à Pékin. A l’occasion du 50e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, l’Argentine fera partie de la nouvelle route de la soie. La Chine aura enfin un “pied-à-terre” en Amérique latine.

Le président argentin Alberto Fernandez a été reçu dimanche à Pékin par son homologue chinois, Xi Jinping. ESTEBAN COLLAZO / ARGENTINIAN PRESIDENCY / AFP

Et voilà, nous y sommes: le plan chinois pour 2022. Elle va sans doute rendre ses routes de la soie plus stratégiques. Nous voyons que ces routes de la soie ne sont pas qu’un gouffre financier gigantesque pour la Chine, ou un vecteur de servitude via les dettes comme le disent les médias. C’est surtout un vecteur de projection du softpower chinois. L’argent n’est pas le but recherché. A défaut de bâtir 800 bases militaires, parsemées à travers la planète, les chinois préfèrent ceinturer le monde avec un réseau commercial. 2022 est l’année où cette stratégie prend forme. Les dirigeants des 4 directions cardinales sont venus rendre visite à Pékin. Le réseaux est prêt.

Quelles sont alors les stratégies mise en place par Biden pour contrer cela?

Nous avons parlé de boycott diplomatique. 6 pays n’ont pas envoyé de représentants à Pékin.

Des groupes de combat naval sont envoyés en mer de Chine méridionale, mais un F35 a raté son appontage sur le USS Carl Vinson. Ils ont du repartir plutôt que prévu.

Les militaires qui ont filmé cette séquence sur le moniteur sont sous le coup d’une sanction disciplinaire.

Et puis, Biden était très occupé par l’os que Poutine lui a jeté à ronger. L’os aurait un goût ukrainien.

Le bilan de ces Jeux Olympiques de Pékin ?  Une victoire tranquille et méritée pour la Chine .

Les Jeux de Pékin ne sont pas encore complètement terminés mais déjà, nous pouvons dire qu’ils auront été une vraie réussite. Sur le plan sportif, diplomatique, et économique. Les contempteurs habituels de l’empire du milieu en sont pour leur frais.

Nous avons tous remarqué avec un certain amusement que les Jeux Olympiques d’Hiver de Pékin 2022 ont été prétexte à toute sorte de mensonges, diffamations, portés par les adversaires habituels de Pékin. Mais, comme un vieux disque rayé, leurs arguments éculés ne portent plus.

D’ailleurs il est intéressant de comparer les réactions au JO de Pékin 2022 à ceux de 2008. Comme en 2008, la presse occidentale s’est déchainée. Le prétexte ? Les Ouighours qui ont remplacés les Tibétains. Les fameux droits de l’hommistes en sont allés de leur sempiternelle logorrhée à propos des droits de l’homme au Xinjiang. Ils ont demandé le boycott.

Alors, soyons clair, la pandémie de Covid n’a pas aidé la Chine. L’empire du milieu ayant fait le choix de la stratégie zéro Covid (choix, dont on peut discuter l’efficacité, les effets collatéraux sur l’économie), les Jeux olympiques allaient devoir vivre en vase clos. Sportifs et encadrements mis sous bulle sanitaire, contrôles fréquents, peu de public, ambiance moins festive que pour d’autres jeux.

Il n’empêche que ces jeux furent un succès. Peut-être même un tournant majeur dans la politique internationale.

Plus les mois passent, plus la propagande occidentale, (et, rappelons-le, quand nous parlons de monde « occidental » il ne s’agit ni plus ni moins que de l’Europe de l’Ouest, du Royaume uni, du Canada, de l’Australie) augmente en intensité.  C’est d’ailleurs ce qui est frappant quand les médias français, toujours si prompts à s’enflammer contre la Chine et son président, s’emparent du sujet. Mais, prenons du recul.

Car enfin, qu’est-ce que l’occident si ce n’est les quelques pays que j’ai cité plus haut ? C’est-à-dire au plus une dizaine de pays ? On peut en rire, mais finalement, l’ironie de tout cela est que ce petit landernau de démocraties occidentales se croit supérieur moralement à tout le reste des pays sur Terre (donc, les 180 pays restant) et entend infliger sa propagande, ses idées au reste du monde dans une vision proche de l’évangélisme. Ce qu’on appelle la politique des » droits de l’homme ». Peu importe que les pires atrocités que l’humanité ai connues provient à 90% de ces pays, mais cela, personne dans les chancelleries occidentales ne s’en soucie.

Alors, donc, quelques semaines avant les jeux, de nombreux appels au boycott se font entendre à l’étranger autour de la situation des Tibétains, Hongkongais et Ouïghours. Ils entendent faire appel au boycott. Mais, chose étrange, on sent que l’envie n’y est plus.  Il est loin le temps de Robert Ménard et sa bande d’exaltés grimpants sur le Tour Eiffel pour y brandir son drapeau de anneaux olympiques transformés en menottes. Rien de tout cela désormais. En fait, comme le souligne France info dans un article du 28 janvier, « de nombreux diplomates jugent improductif ce type de boycott . On notera aussi au passage que les 27 de l’Union européenne ne sont pas parvenus à adopter une position commune sur le sujet. »  

En France, Seul les ennemis de toujours de la Chine, les relais des faucons américains en Europe comme Raphael Glucksmann, ou des opportunistes à visée électorale, type Jadot ou Taubira ont publié une tribune dans libé. Au fond, nous le sentons tous, le temps des grands étendards de l’occident à propos des droits de l’homme est terminé. Terminé car cette mascarade est d’une certaine manière ridicule. Ridicule, car le monde entier sait l’hypocrisie qui s’y cache. Les Etats Unis sont dans une guerre de civilisation intense avec la Chine.

 Sur le plan commercial bien sûr, mais aussi sur le plan diplomatique. L’influence de la Chine dans le monde s’est logiquement accrue. Dans son premier cercle d’influence tout d’abord, Mer de Chine, pays du sud-est asiatique, puis dans le deuxième cercle, surtout en Afrique, en Orient, Kazakhstan, Iran, et en Asie centrale. C’est la destinée de ce grand pays que de pouvoir influer sur le monde. La plupart des pays africains et d’Asie centrale sont bien au faits de tout cela, et la propagande américaine anti chine ne passe plus dans ces pays car ce n’est plus le message qu’ont envie d’entendre ces pays. Le messager est l’impérialisme américain Cela met en rage les élites politiques américaine de ne pouvoir influer sur cette partie du monde.

Après le boycott il a fallu s’attaquer à l’organisation des jeux et en l’occurrence aux sites des jeux en eux même. Sous le regard du président Xi Jinping et de millions de téléspectateurs, la skieuse de 20 ans, Dinigeer Yilamujiang, de la minorité ouighour, a allumé la vasque olympique des JO-2022 de Pékin.  Dinigeer a été choisie car elle est originaire de la préfecture de l’Altay, au Xinjiang, région qui est à l’origine du ski en Chine. C’en est trop pour les associations comme Human right Watch et Amnesty qui, au leu d’y voir un beau symbole d’intégration y voient une provocation. Dans ces esprits binaires et manichéens il est provocateur d’avoir choisi cette athlète car elle est ouighour !  Quelle perversité d’essentialiser cette athlète pour ses origines.

Puis, il y eut cette polémique absolument stérile et risible à propos du site de l’ancienne aciérie de Shougang, reconvertie en site sportif et culturel, puisque des bureaux, des cafés, restaurants, et des installations sportives remplacent petit à petit les installations de cette ancienne usine.

 Au lieu d’applaudir au reclassement d’une ancienne friche industrielle en site sportif et culturel, et bien non, pour ces éternels critiques, la Chine aurait dû garder cette friche en l’état. La garder à jamais. Ne jamais la toucher, la modifier. Quelle horreur ! Des skieurs au milieu de ce décor atroce, c’est affreux. Sauf, que c’est occulter la réalité. La réalité objective de ce site. Quel est son histoire ?  La Chine a fermé les portes de cette usine en 2010, car elle était trop polluante pour l’environnement. Donc, la fermeture de cette usine est une très bonne chose pour les habitants, pour l’environnement, et donc pour la planète. De plus, Zhangjiakou, la ville qui co-organise l’évènement, a installé des éoliennes pouvant produire 14 millions de kilowatts, approximativement la même puissance qu’un petit Etat comme Singapour. Les montagnes environnantes sont recouvertes de panneaux solaires d’une capacité additionnelle de 7 millions de kilowatts.

Ces différentes installations sont reliées à un centre de distribution auquel seront connectés les sites olympiques – permettant à Pékin de dire que l’alimentation des Jeux est uniquement d’origine renouvelable.

Au final, ces Jeux olympiques auront étés un vrai succès, sur le plan diplomatique pour la Chine, renforçant ses alliances, sur le plan sportif également. Les sportifs chinois auront battu leur record de médaille dans les jeux d’hiver.  Cela aura sans doute éveillé chez beaucoup de Chinois le gout pour le sport d’hiver ? Le gout pour les montagnes, la nature, et l’envie de découvrir ces régions enneigées. Surtout la Chine sort de ces évènement, confiante en elle même, sûre de ses forces. Mais elle sait désormais que à chaque réussite, elle aura droit à sa part proportionnelle de critique venant du “monde occidental”.