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L’origine du covid19 serait d’origine animale

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Plus le temps passe, plus la science progresse dans la recherche de l’origine du SarsCov2.

Une étude de l’Institut pasteur, publié dans la prestigieuse et très sérieuse revue « Nature » affirme que des chercheurs ont retrouvés des traces de coronavirus très proches de celui du Covid 19 dans des Chauves-souris du Laos se trouvant dans les zones frontalières du sud de la Chine, du Laos, et du Cambodge. L’un des virus trouvé est pratiquement similaire au Sars- cov2.

Les chercheurs ont démontré « une affinité similaire de ces trois coronavirus de chauves-souris et du virus Sars-Cov-2 pour un récepteur humain, ainsi qu’une capacité à entrer dans les cellules humaines”.

“L’existence de ces virus découverts chez le réservoir animal chauve-souris conforte l’hypothèse selon laquelle le Sars-Cov-2 pourrait être originaire de chauves-souris vivant dans les reliefs […] partagés par le Laos, le Vietnam et la Chine”, explique le virologue Marc Eloit qui a dirigé l’étude

Un pas de plus dans la direction de l’origine animale et surtout la théorie fumeuse de la fuite de laboratoire du Wuhan parait définitivement enterrée.

JO 2022: Les jeux sont faits…ailleurs

Nous sommes à quelques heures de la cérémonie de clôture des JO d’hiver 2022 à Pékin. Pour le bilan des médailles, il est disponible sur le site officiel. Faisons un bilan de ce qui s’est passé en coulisse et ailleurs…

En ce début de l’année 2022, on peut dire que le monde se divise en 2 pôles. Il y a des pays qui définissent les grandes lignes géopolitiques de l’année en cours, tandis que les autres rongent un os.

Les jeux avaient pourtant bien commencé pour Biden. Il avait lancé un appel massif de boycott diplomatique.

Pour rappel, la politique de boycott a été utilisée lors des JO de Moscou en 1980. Il s’agissait d’un boycott total. Les états-unis ont exercé de très fortes pressions pour imposer un boycott total des jeux de Moscou. Résultat, plus de 70 pays n’ont pas participé aux jeux en 1980, dont fait partie la Chine qui était en “lune de miel” avec les états-unis sous le règne de Jimmy Carter.

Pour les JO d’hiver 2022, le boycott devait être diplomatique. Les principaux pays anglo-saxons, le Japon et la Lituanie ont répondu présents. Ils sont au nombre de 6 à ne pas avoir envoyé de représentants diplomatiques à Pékin.

Pendant que les politiques anglo-saxons s’isolent, la Chine ouvre le bal des diplomates et des dirigeants. Le premier après 2 ans d’isolement physique.

Nous allons nous intéresser à ces dirigeants qui sont allés en Chine et aux signaux envoyés au monde entier.

Poutine est le premier dirigeant qui a rencontré Xi hors ligne. Et il y est allé avec des présents dans ses bagages.

Entre autres, on note la présence de 10 milliards de mètres cubes de gaz issus du gisement Sakhaline 3. C’est très fâcheux pour l’Occident qui peut fermer le détroit de Malacca à tout moment pour imposer un blackout énergétique à la Chine. En effet, l’essentiel des imports énergétiques chinois provient du moyen-orient. Les tankers n’ont d’autre itinéraire que de passer par le détroit de Malacca pour arriver aux ports chinois. Le gaz russe est vital pour la Chine, dans le cas où le PACOM de la US-NAVI décide d’exercer sa liberté de navigation au détroit. C’est une situation à laquelle, la marine chinoise, malgré ses énormes progrès ne saurait faire face.

Pour Poutine, le message est clairement destiné aux Européens. Il montre à une Europe toujours satellitaire des intérêts atlantistes, que le projet de gaz par Nord stream 2 n’est pas la seule carte de la Russie.

Si ce projet tombe à l’eau, la Chine sera ravie de reprendre le gaz que l’Europe ne peut pas prendre sous pression américaine. Et Poutine ne fait pas les choses à moitié. Un projet de gazoduc, le « Power of Siberia 2 » est à l’étude. C’est un problème pour les Européens car ce gazoduc sera connecté aux réseaux gaziers internes de la Russie, les mêmes qui fournissent l’Europe.

Petite pression américaine sur l’Europe ? pas de problème, la Russie n’aura plus qu’à rediriger le gaz invendu à la Chine à travers la Mongolie.

En dehors des accords énergétiques, des accords financiers afin d’échapper à une éventuelle sanction occidentale ont été signés. Disons que c’est un cadeau chinois aux russes.

A propos, le premier ministre Mongole était présent à pékin…

Parmi les convives, nous notons la présence du président égyptien ( la porte d’entrée en Afrique ) Abdel Fattah al-Sissi. Rappelons que les 2 pays ont relevé leur niveau de partenariat en 2014 à celui de “partenariat stratégique global”, le plus haut de la hiérarchie du réseau de partenariats établis par la diplomatie chinoise.

Le roi Norodom Sihamoni du Cambodge, pays stratégique du sud-est asiatique pour la Chine, était présent.

La présence de sa majesté est significative. En effet, le Cambodge préside l’Asean (Association des Nations d’Asie du Sud-Est) en 2022. Le signal envoyé au sud-est asiatique est très claire: cette année est l’année du Tigre d’eau du nord! Comment le Cambodge va-t-il trouver l’équilibre entre les États-Unis et la Chine? C’est un sujet à surveiller.

Un autre pays devra retenir désormais notre attention: L’Argentine.

Dans un précédent article,

J’ai mentionné l’une des raisons pour lesquelles, la chasse argentine a été décimée par l’aviation britannique en 1982. En effet, les aviateurs anglais ont bénéficié d’aide de la France, pays fournisseur des chasseurs mirages argentins. Toujours sous embargo britanniques, l’argentine doit s’émanciper de la dépendance technologique occidentale. Le choix chinois est le seul possible. Après acquisition des 12 appareils chinois, le président argentin Alberto Fernandez est allé rencontré son homologue Xi JinPing à Pékin. A l’occasion du 50e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, l’Argentine fera partie de la nouvelle route de la soie. La Chine aura enfin un “pied-à-terre” en Amérique latine.

Le président argentin Alberto Fernandez a été reçu dimanche à Pékin par son homologue chinois, Xi Jinping. ESTEBAN COLLAZO / ARGENTINIAN PRESIDENCY / AFP

Et voilà, nous y sommes: le plan chinois pour 2022. Elle va sans doute rendre ses routes de la soie plus stratégiques. Nous voyons que ces routes de la soie ne sont pas qu’un gouffre financier gigantesque pour la Chine, ou un vecteur de servitude via les dettes comme le disent les médias. C’est surtout un vecteur de projection du softpower chinois. L’argent n’est pas le but recherché. A défaut de bâtir 800 bases militaires, parsemées à travers la planète, les chinois préfèrent ceinturer le monde avec un réseau commercial. 2022 est l’année où cette stratégie prend forme. Les dirigeants des 4 directions cardinales sont venus rendre visite à Pékin. Le réseaux est prêt.

Quelles sont alors les stratégies mise en place par Biden pour contrer cela?

Nous avons parlé de boycott diplomatique. 6 pays n’ont pas envoyé de représentants à Pékin.

Des groupes de combat naval sont envoyés en mer de Chine méridionale, mais un F35 a raté son appontage sur le USS Carl Vinson. Ils ont du repartir plutôt que prévu.

Les militaires qui ont filmé cette séquence sur le moniteur sont sous le coup d’une sanction disciplinaire.

Et puis, Biden était très occupé par l’os que Poutine lui a jeté à ronger. L’os aurait un goût ukrainien.

Le bilan de ces Jeux Olympiques de Pékin ?  Une victoire tranquille et méritée pour la Chine .

Les Jeux de Pékin ne sont pas encore complètement terminés mais déjà, nous pouvons dire qu’ils auront été une vraie réussite. Sur le plan sportif, diplomatique, et économique. Les contempteurs habituels de l’empire du milieu en sont pour leur frais.

Nous avons tous remarqué avec un certain amusement que les Jeux Olympiques d’Hiver de Pékin 2022 ont été prétexte à toute sorte de mensonges, diffamations, portés par les adversaires habituels de Pékin. Mais, comme un vieux disque rayé, leurs arguments éculés ne portent plus.

D’ailleurs il est intéressant de comparer les réactions au JO de Pékin 2022 à ceux de 2008. Comme en 2008, la presse occidentale s’est déchainée. Le prétexte ? Les Ouighours qui ont remplacés les Tibétains. Les fameux droits de l’hommistes en sont allés de leur sempiternelle logorrhée à propos des droits de l’homme au Xinjiang. Ils ont demandé le boycott.

Alors, soyons clair, la pandémie de Covid n’a pas aidé la Chine. L’empire du milieu ayant fait le choix de la stratégie zéro Covid (choix, dont on peut discuter l’efficacité, les effets collatéraux sur l’économie), les Jeux olympiques allaient devoir vivre en vase clos. Sportifs et encadrements mis sous bulle sanitaire, contrôles fréquents, peu de public, ambiance moins festive que pour d’autres jeux.

Il n’empêche que ces jeux furent un succès. Peut-être même un tournant majeur dans la politique internationale.

Plus les mois passent, plus la propagande occidentale, (et, rappelons-le, quand nous parlons de monde « occidental » il ne s’agit ni plus ni moins que de l’Europe de l’Ouest, du Royaume uni, du Canada, de l’Australie) augmente en intensité.  C’est d’ailleurs ce qui est frappant quand les médias français, toujours si prompts à s’enflammer contre la Chine et son président, s’emparent du sujet. Mais, prenons du recul.

Car enfin, qu’est-ce que l’occident si ce n’est les quelques pays que j’ai cité plus haut ? C’est-à-dire au plus une dizaine de pays ? On peut en rire, mais finalement, l’ironie de tout cela est que ce petit landernau de démocraties occidentales se croit supérieur moralement à tout le reste des pays sur Terre (donc, les 180 pays restant) et entend infliger sa propagande, ses idées au reste du monde dans une vision proche de l’évangélisme. Ce qu’on appelle la politique des » droits de l’homme ». Peu importe que les pires atrocités que l’humanité ai connues provient à 90% de ces pays, mais cela, personne dans les chancelleries occidentales ne s’en soucie.

Alors, donc, quelques semaines avant les jeux, de nombreux appels au boycott se font entendre à l’étranger autour de la situation des Tibétains, Hongkongais et Ouïghours. Ils entendent faire appel au boycott. Mais, chose étrange, on sent que l’envie n’y est plus.  Il est loin le temps de Robert Ménard et sa bande d’exaltés grimpants sur le Tour Eiffel pour y brandir son drapeau de anneaux olympiques transformés en menottes. Rien de tout cela désormais. En fait, comme le souligne France info dans un article du 28 janvier, « de nombreux diplomates jugent improductif ce type de boycott . On notera aussi au passage que les 27 de l’Union européenne ne sont pas parvenus à adopter une position commune sur le sujet. »  

En France, Seul les ennemis de toujours de la Chine, les relais des faucons américains en Europe comme Raphael Glucksmann, ou des opportunistes à visée électorale, type Jadot ou Taubira ont publié une tribune dans libé. Au fond, nous le sentons tous, le temps des grands étendards de l’occident à propos des droits de l’homme est terminé. Terminé car cette mascarade est d’une certaine manière ridicule. Ridicule, car le monde entier sait l’hypocrisie qui s’y cache. Les Etats Unis sont dans une guerre de civilisation intense avec la Chine.

 Sur le plan commercial bien sûr, mais aussi sur le plan diplomatique. L’influence de la Chine dans le monde s’est logiquement accrue. Dans son premier cercle d’influence tout d’abord, Mer de Chine, pays du sud-est asiatique, puis dans le deuxième cercle, surtout en Afrique, en Orient, Kazakhstan, Iran, et en Asie centrale. C’est la destinée de ce grand pays que de pouvoir influer sur le monde. La plupart des pays africains et d’Asie centrale sont bien au faits de tout cela, et la propagande américaine anti chine ne passe plus dans ces pays car ce n’est plus le message qu’ont envie d’entendre ces pays. Le messager est l’impérialisme américain Cela met en rage les élites politiques américaine de ne pouvoir influer sur cette partie du monde.

Après le boycott il a fallu s’attaquer à l’organisation des jeux et en l’occurrence aux sites des jeux en eux même. Sous le regard du président Xi Jinping et de millions de téléspectateurs, la skieuse de 20 ans, Dinigeer Yilamujiang, de la minorité ouighour, a allumé la vasque olympique des JO-2022 de Pékin.  Dinigeer a été choisie car elle est originaire de la préfecture de l’Altay, au Xinjiang, région qui est à l’origine du ski en Chine. C’en est trop pour les associations comme Human right Watch et Amnesty qui, au leu d’y voir un beau symbole d’intégration y voient une provocation. Dans ces esprits binaires et manichéens il est provocateur d’avoir choisi cette athlète car elle est ouighour !  Quelle perversité d’essentialiser cette athlète pour ses origines.

Puis, il y eut cette polémique absolument stérile et risible à propos du site de l’ancienne aciérie de Shougang, reconvertie en site sportif et culturel, puisque des bureaux, des cafés, restaurants, et des installations sportives remplacent petit à petit les installations de cette ancienne usine.

 Au lieu d’applaudir au reclassement d’une ancienne friche industrielle en site sportif et culturel, et bien non, pour ces éternels critiques, la Chine aurait dû garder cette friche en l’état. La garder à jamais. Ne jamais la toucher, la modifier. Quelle horreur ! Des skieurs au milieu de ce décor atroce, c’est affreux. Sauf, que c’est occulter la réalité. La réalité objective de ce site. Quel est son histoire ?  La Chine a fermé les portes de cette usine en 2010, car elle était trop polluante pour l’environnement. Donc, la fermeture de cette usine est une très bonne chose pour les habitants, pour l’environnement, et donc pour la planète. De plus, Zhangjiakou, la ville qui co-organise l’évènement, a installé des éoliennes pouvant produire 14 millions de kilowatts, approximativement la même puissance qu’un petit Etat comme Singapour. Les montagnes environnantes sont recouvertes de panneaux solaires d’une capacité additionnelle de 7 millions de kilowatts.

Ces différentes installations sont reliées à un centre de distribution auquel seront connectés les sites olympiques – permettant à Pékin de dire que l’alimentation des Jeux est uniquement d’origine renouvelable.

Au final, ces Jeux olympiques auront étés un vrai succès, sur le plan diplomatique pour la Chine, renforçant ses alliances, sur le plan sportif également. Les sportifs chinois auront battu leur record de médaille dans les jeux d’hiver.  Cela aura sans doute éveillé chez beaucoup de Chinois le gout pour le sport d’hiver ? Le gout pour les montagnes, la nature, et l’envie de découvrir ces régions enneigées. Surtout la Chine sort de ces évènement, confiante en elle même, sûre de ses forces. Mais elle sait désormais que à chaque réussite, elle aura droit à sa part proportionnelle de critique venant du “monde occidental”.

Loring Miner: le lanceur d’alerte sanitaire… ignoré

Entre 40 à 100Millions de personnes sont mortes de la grippe 1918-1919 à travers le monde.

Cette grippe dont on jette volontiers la paternité sur les espagnoles durant 100 ans, n’avait rien d’espagnole.

Mais puisque la presse espagnole, alors plus libre, avait la liberté d’en parler grâce à la neutralité du pays durant la grande guerre, alors il était aisé de leur jeter la responsabilité.

Pendant un siècle, on a cherché la source de la pandémie. La première personne qui a identifié cette maladie très particulière est le Dr. Loring Miner du compté de Haskell de l’état de Kansas aux états unis.

Qu’est-ce qui s’était passé ?

D’abord mettons nous dans le contexte historique.

La guerre

Nous sommes au lendemain de l’entrée en guerre des USA au coté de l’entente contre l’Allemagne. La guerre entre dans un phase charnière après le retrait de la Russie.

Tout le monde espérait la fin rapide de cette sale guerre qui n’avait que trop duré. Les états-unis ont du mobiliser 33% de sa population totale pour contribuer à l’effort de guerre. A ce pourcentage, autant dire que c’est le pays tout entier qui s’est converti à une gigantesque usine de guerre à ciel ouvert.

En 1917, les USA n’avaient que des soldats inexpérimentés, mal entraînés et mal équipés. Ils n’allaient sûrement pas se jeter devant les mitrailleuses allemandes comme ça.

De gigantesques camps d’entraînement militaires ont poussé comme des champignons dans tout le pays.

Les appelés de Haskell étaient dans le camp de Funston. Et c’est précisément le camp de Funston qui a été identifié comme l’épicentre de la terrible pandémie de 1918-1920. Voilà son histoire

La maladie et l’alerte

Fin janvier 1918, le Dr Loring Miner, médecin de campagne du comté de Haskell, près de Dodge City, Kansas, est appelé auprès d’un patient qui présente de graves signes respiratoires : forte fièvre, courbatures, toux sèche, violents maux de tête, gêne respiratoire. Bref, une bonne grippe, qui était identique à ce qu’il avait déjà identifiée printemps 1917.

Dr. Loring Miner source : http://www.animasmuseum.org/online_exhibits/1918flu/1918flu1.html

Dans les semaines suivantes, il dénombre 18 patients présentant des signes inquiétants par leur acuité. Il y a trois morts. Les patients viennent souvent de fermes isolées de la région qui vit de l’élevage de porcs et de volailles. Les analyses génétiques réalisées des décennies plus tard révèlent qu’il s’agit d’une combinaison de génomes avec la grippe aviaire.

Dr. Miner a immédiatement alerté Rupert Blue, au service de santé publique des états-unis sur ce nouveau type de grippe très virulente et meurtrière. Mais l’alerte du docteur de campagne a simplement été ignorée.

Rupert Blue

Très rapidement, ce sont des milliers de soldats du camp de Funston qui tombent malade. De véritables camps médicaux ont du être construits à la hâte à l’intérieur du camp militaire.

Camp médical au camp de Funston 1918: https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/indre-loire/tours/histoire-confinemet-1918-touraine-au-rythme-grippe-espagnole-pire-epidemie-histoire-1819656.html

Rapidement, l’épidémie se répand aux camps de Forrest et de Greenleaf, puis à Fort Oglethorpe (Géorgie), frappant près de 10 % des soldats. Beaucoup de jeunes pensaient se rendre utiles à la nation, sont morts sur le sol national avant d’avoir mis un pied en Europe.

Puis les grandes villes du pays sont frappées à leur tour par cette mystérieuse grippe très contagieuse.

En Europe aussi, la maladie se répand avec l’arrivée des soldats étasuniens dans les tranchées. Le continent est touché à son tour. Mais comme l’a fait remarqué cet article:

https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/indre-loire/tours/histoire-confinemet-1918-touraine-au-rythme-grippe-espagnole-pire-epidemie-histoire-1819656.html

l’origine de l’information finit par se confondre avec l’origine du mal

Le premier qui en parle est forcément fautif, et ce sera l’Espagne.

Durant à peu près 1 an, la maladie a fait le tour du monde en amenant avec elle entre 40 à 100 Millions de personnes sur tous les continents.

Elle est toujours là… avec nous, chaque année.

https://www.kansas.com/news/local/article200880539.html

Le site de officiel de l’état de Kansas a bien expliqué les choses.

Cette grippe, a réussi à s’enrichir d’autres génomes tout au long du 20iem siècle et revient chaque année. On l’appelle ” la grippe saisonnière”. Nous pouvons en avoir une explication plus technique ici:

www.pandemies-et-amerique.com

Et si l’alerte avait était prise en compte?

Maintenant, revenons à notre lanceur d’alerte, le docteur Loring Miner.

En effet, on pourrait conclure que si l’alerte était prise en compte par le service de santé publique des états-unis, c’est près de 80 Millions de vies qui auraient pu être sauvées à travers le monde.

Mais, cela retardera voire annulera l’arrivée de l’armée américaine en Europe. étant donné l’état des pays européens, à bout de souffle, vidés et lassés par la guerre d’usure dans laquelle ils se sont enlisés, pouvait-on tolérer cela?

Avec l’arrivée des troupes du front de l’Est en France, l’Allemagne s’est considérablement renforcée. La France et la grande Bretagne pouvaient-elles résister en attendant que les états-unis en finissent avec l’épidémie sur son sol? Et si la guerre se soldait par une victoire allemande?

Je pense que la vraie question à se poser et la suivante:

Qui sommes nous pour juger les autres, ceux qui ont pris la décision au pied levé dans le passé? En aurions-nous été capables de mieux? Serons-nous capables de mieux?

Revenons à notre époque. Si l’épidémie s’était déclarée en Inde, le 2ièm pays actuellement le plus peuplé au monde, quelle aurait-été la situation en janvier 2022 ?

Je pense que, dans le pareilles situations, ce sont la modestie et l’intelligence qui doivent s’imposer face aux jugements et critiques.

Rupert Blue avait l’histoire du monde des 100 prochaines années (voire plus) entre les mains sans le savoir. Il valait peut-être mieux il ne le sache pas.

Le Laos: au cœur de RCEP

En 1995, le premier ministre malais Mahathir bin Mohamad a lancé l’idée de la zone économique du sud-est asiatique, gravitant au tour d’une ligne de chemin de fer. Elle devait partir de la ville chinoise KunMing, pour arriver à sa destination finale au Singapour, en sillonnant les pays comme le Vietnam, la Thaïlande, le Laos, le Myanmar, le Cambodge, et bien sur, la Malaisie. Elle a été nommée Trans-Asian Railway, TAR

C’est le cœur de l’actuel projet RCEP, le point de départ du gigantesque projet de la nouvelle route de la soie, si cher à XiJinPing.

Comme quoi, les chinois n’ont pas cherché à réinventé la poudre.

C’est une idée de génie mais le projet a pris beaucoup de retard et a subi beaucoup de tempêtes géostratégiques et politiques. A l’heure où le projet RCEP est programmé pour une entrée en vigueur le 1er Janvier 2022, la ligne KunMing – Vientiane sera officiellement inaugurée au Laos le 2 Décembre 2021, le jour de la fête nationale.

L’économie du pays en sera transformée. Près de 9% de GDP laotien a été investi dans cette ligne, cela représente énormément pour les laotiens. Mais l’immense majorité de l’investissement a été assumé par la Chine qui en a les moyens.

Les 1022Km qui séparent KunMing de Vientiane seront parcourus en moins de 10 heures. Il est plus que certain que de riches touristes chinois vont débouler au Laos dès 2022. Espérons que le Laos saura préserver son environnement et maîtriser l’inflation notamment dans l’immobilier.

Mais les changements ne vont pas s’arrêter là. Cette ligne mettra une main d’œuvre peu chère aux usines chinoises qui pourraient y délocaliser une partie de leur production de pièces détachées. L’assemblage final restera sans doute en Chine continentale. Ainsi, la Chine préserve son avantage sur le coût de production sans perdre la maîtrise de la chaîne d’approvisionnement. Le Laos est assez proche de la Chine.

Ce qui n’est pas le cas des autres pays traversés par la TAR. Le Vietnam se méfie de son grand voisin du nord et tente de tirer profit de la guerre froide sino-américaine.

La Thaïlande essaie de jouer au jeu d’équilibriste entre les 2 grandes puissances mondiales, tandis que le Myanmar s’engage sur le chemin de l’instabilité.

Le seul autre partenaire fiable pour la Chine est le Cambodge. Et ce dernier a un avantage majeur que son voisin laotien n’a pas: un accès à la mer. Ceci ne peut échapper aux stratèges chinois. Si la TAR change d’itinéraire pour aboutir à un port Cambodgien, cela permet non seulement de désenclaver le Laos, mais aussi la ville KunMing dont le développement est justement limité par sa situation géographique qui est loin de la mer.

Cela ne remet pas en question les intérêts malais et singapouriens, car la pointe sud du Cambodge n’est qu’à quelques jets de pierre de ces pays par la voie maritime.

Tout se repose sur le succès laotien. Tout le sud-est asiatique a les yeux braqués sur le Laos, ce petit pays enclavé et si paisible. Il sera au cœur du point de départ d’un grand jeu sur l’échiquier mondial en 2022.

Bonne chance à nos amis laotiens, espérons qu’ils prennent le bon train.

Un rapport sur l’influence chinoise….pour quoi faire ?

wang zhao AFP

Voilà, qu’on apprend par le rapport d’un certain Paul Charon, obscur chercheur à l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire ( ! )  au CV long comme le bras, que la Chine essaient d’influencer, de promouvoir sa culture, préserver ses intérêt stratégiques, et essaie par tous les moyens de limiter l’influence occidentale, américaine en Afrique  .….Bon. On en reste sans voix. Alors, donc, ce pays, essaierai d’agir dans son propre intérêt ! Essaierai de vanter son modèle économique et social. La Chine avancerait ses pions en Europe et en Afrique par la diplomatie, l’économie, et la désinformation. Et les Etats Unis, et nous, européens, serions manipulés.

Incroyable !!! Sur Sinoscope, on a essayé de se pencher sur ce pensum peu digeste, mais à la vue de la longueur de ce texte, il faudra du temps. Mais déjà ,on peut en déduire plusieurs faits :

Au-delà, de l’aspect comique, du ridicule basique de ces informations sensationnalistes, de cette accumulation de faits sans liens les uns avec les autres ; la manipulation est grossière. Elle tend à montrer la Chine, et son organe dirigeant le PCC, comme une entité faisant de la désinformation comme peut le faire la Russie de Poutine. Ou même comme le pratique, tiens, au hasard, les Etats Unis d’Amérique. Phénomène intéressant : Le terme « Russification » est employé à plusieurs reprises dans ce rapport. Comme si, tout ce qui a lien au mensonge, à la falsification, à la propagande était de nature Russe. On reste pantois de tel simplifications.

Donc, sur Internet, on apprend que les wumao seraient légions, et des instituts Français comme l’Iris, des hommes politiques comme Jean Pierre Raffarin seraient manipulés, au mieux, au pire corrompus par la Chine. Pour eux, il ne peut être question d’autre chose.

Bien sûr, nous jouons les surpris, mais ne ce rapport tentaculaire, (600 pages ! ) se distingue finalement aussi par son insignifiance. Que de travail, que de compilation de données pour finalement dire quoi ? Que la Chine, essaie de communiquer, d’influencer, à son échelle.  Finalement au mieux il n’ouvre que des portes ouvertes, et au pire il instille la défiance, la méfiance, le manichéisme, voire le racisme (tout ce qui est chinois, qui défend la Chine est suspect).

Chers amis chinois, chinoises, français d’origine chinoise, tout, désormais en occident, plus exactement  en Europe de l’ouest et aux Etats unis, plus précisément, est contre vous. Simple étudiant, vous pouvez être considéré comme agent dormant, simple touriste vous pouvez être considéré comme un futur infiltré. Tout est prétexte à vous dénoncer, vous montrer du doigt.

Alors que dans le même temps les Etats Unis font de la propagande jour et nuit, depuis des décennies sur tous les terrains d’expression : Hollywood, et ses films, Internet et ses réseaux, Netflix et ses séries bien évidemment, l’amérique et sa way of life….La culture américaine est omniprésente en Europe, mais pour les auteurs de ce rapport il faut plus s’inquiéter des instituts Confucius, qui enseignent le chinois a quelques centaines voire milliers de jeunes français que de se préoccuper des revirements de dernière minutes des Australiens et américains (nos alliés) pour finalement refuser d’acheter nos sous-marins. Pas davantage il ne faut s’inquiéter à propos de l’espionnage massif des services de renseignements américains sur les états français et allemand.

On reste sans voix quand l’auteur nous dit au fil des longues (trop longues) pages que pêle mèle : Confucius, la culture chinoise, la médecine traditionnelle chinoise sont de terribles vecteurs de propagande du PCC. Même la gastronomie, sans doute le sera bientôt.

Comme nous l’avons dit dans plusieurs articles sur Sinoscope, tout cela fait partie d’une entreprise de déstabilisation de la Chine, pour insidieusement, montrer que le PCC, mais plus odieusement les chinois sont manipulateurs, et que, finalement aimer la Chine, la promouvoir sur Facebook, dans des livres, ou dans des articles est suspect. A plusieurs reprise, les auteurs de ce rapport ne s’attaquent pas seulement au PCC mais également aux citoyens chinois vivant à l’étranger (p 536). Les auteurs de ce rapport nauséabond n’hésitent pas à s’attaquer aux immigrés chinois soupçonnés d’êtres forcement des soutiens du régime de Pékin . « Ignorance », « naïveté », ou » vénalité » sont les qualificatifs utilisés par les auteurs de ce rapport pour décrire les canadiens non chinois, (p584) mais par extension tous les étrangers qui oseraient remettre en cause la vision manichéiste des auteurs. Pourtant dans l’avertissement des auteurs en préface, il est bien spécifié que les auteurs parlent uniquement du gouvernement chinois et non du peuple. S’ils parlent de « la Chine » ils parlent du PCC de manière implicite. Ce n’est pourtant pas ce qu’ils écrivent à plusieurs reprises comme nous venons de le voir.

Il a fallu plusieurs mois aux auteurs pour faire ce rapport. Il nous faudra plusieurs semaines pour analyser les mensonges, raccourcis, de ce rapport préparé de longue date. Ce rapport est finalement une mine d’or pour tous ceux qui aiment la Chine, son modèle politique et sociétal. Ils pourront y lire, tout ce que leurs adversaires déteste en eux.

Mais, l’objectif visé de ce rapport est simple : La Chine influence, propagande, et ses ressortissants à l’étranger sont plus ou moins des espions ou alliés du PCC en puissance. Toute personne défendant la Chine est de manière évidente intéressée, soit financièrement, soit d’une autre manière. Tout compte facebook promouvant la culture chinoise est forcément faux, ou hautement suspecté de l’être. Bref, la désinformation que critiquent si fortement les auteurs sont précisément ce qu’ils font de manière consciente ou inconsciente. Et on reste frappés, que deux chercheurs faisant partie d’une organisation militaire ayant pignon sur rue puisse débiter autant de lieux communs.

Comment le racisme crasse peut même s’infiltrer dans des revues pour enfants

« Mon quotidien » journal pour ados de 10 à 14 ans , est un journal pour informer les enfants de l’actualité française et internationale.

Et on reste frappé de stupeur aujourd’hui en voyant ce dessin de publié le 30 Juin sur leur site, ou  peut lire :

« ils ne veulent plus qu’on soit ouighours, ils veulent qu’on soit chinois comme eux »

Puis : « je n’ai pas envie d’être chinois comme eux, et de faire comme eux : torturer, emprisonner des gens et les faire travailler de force ».

Outre la stupidité sans nom de ce dessin qui essentialise les chinois en tant que peuple qui emprisonne, et qui pratique la torture, c’est surtout l’abyssale simplicité du message destiné à des enfants qui nous confond de tristesse et colère. Comment un dessinateur peut-il à ce point confondre la politique d’un gouvernement, et le peuple en son entier…est-ce un fait dut à la bêtise et l’ignorance ou est-ce un dessin raciste ?

Comment, ensuite, les rédacteurs ont pu accepter ce dessin sans tiquer le moins du monde ? Mystère.. Mais il y a une circonstance aggravante : cette publication est destinée aux enfants. Une question se pose alors: Comment instiller le racisme, la discrimination dès le plus jeune âge ? Par ce genre de dessin outrancier. Voila.

Une pétition a été lancée hier pour la suppression de cet immondice de leur site internet. Nous suivrons avec intérêt l’avancement du dossier

Des faits, seulement des faits

Nathan Rich est un américain résident en Chine depuis un certain nombre d’années. Au début, il avait autant de préjugés sur la Chine qu’un américain moyen. Désormais, il est devenu l’un des individus les plus suivis au sujet des analyses géopolitiques concernant la Chine.

Son parcours est assez hors du commun. Né dans une famille pauvre dont les parents faisait partie d’une secte, il les a perdus assez jeune. Sa mère est morte d’un cancer tandis que son père, alcoolique, n’a pas vécu assez longtemps pour qu’il en ait un souvenir clair. Depuis un an, on a décelé une tumeur dont on a du mal à déterminer la nature dans l’os de jambe gauche. Il prend la nouvelle avec philosophie et continue à alimenter sa chaîne youtube.

Ces détracteurs sont nombreux. On le traite de propagandiste à la solde du gouvernement Chinois, ou au mieux, un idiot utile. Je pense qu’il faut rester neutre vis à vis de cet individu et analyser les faits qu’il nous présente avec toute l’objectivité qui s’impose.

voici un travail important qu’il a réalisé il y a quelques temps. Un timeline des événements depuis 2017.

https://time.graphics/fr/line/423397

Je vous laisse faire vos propres opinions.

Propagandez contre la Chine, il en restera toujours quelque chose.

                                                      Crédit : Reuters David Gray

Pour n’importe quel observateur avisé, qui analyserait en toute objectivité le traitement médiatique du monde occidental (Europe de l’ouest, Etats Unis, Canada, Australie) vis-à-vis de la Chine, le nombre d’articles à charge contre l’empire du milieu est vertigineux.

Comme nous l’avons vu dans un article précédent, nous assistons au début d’une nouvelle guerre froide. Une guerre froide qui, comme celle des années 50 et 60 entre les Etats-Unis et l’Union soviétique, est une guerre diplomatique, de communication, d’influence. Ici il faut se souvenir que la première guerre froide ne dégénéra pas en conflit ouvert, en guerre « chaude ». Même s’il ne fallait pas grand-chose en 1962 pour que la crise des missiles de Cuba dégénère.

Quand on observe ce que le monde occidental, les Etats Unis en tête, produisent comme argumentaire pour contrer la Chine, les mêmes arguments se reproduisent: encore et toujours les mêmes.

Le premier argument est celui que la Chine serait donc d’abord une menace. Une menace pour la paix dans le monde. Son agressivité militaire serait croissante, et le monde devrait craindre un réveil du géant chinois.

Peu importe, que ceux qui annoncent de telles absurdités, de telles inepties, soit les représentants politiques (démocrates comme républicains) des Etats Unis. Que le pays à la bannière étoilée possède 800 bases militaires dans le monde dans 177 pays pour près de 200 000 hommes n’est pas important. Que les Etats-Unis ont fait depuis 60 ans une guerre au Vietnam, en Corée, en Irak, ont bombardés des populations civiles en Libye, en Syrie. Peu importe. Peu importe que ce pays est celui qui espionne ses alliés, comme celui récent de la chancelière allemande Angela Merkel. Peu importe. Peu importe que la Chine n’a pas exercé le moindre conflit armé à un pays tiers depuis son aide au Viêt-Cong au Vietnam du Nord dans les années 60. Peu importe que la Chine n’a qu’une seule base militaire en dehors de ses frontières. A Djibouti. Comme la France et les Etats unis par ailleurs.

Le deuxième argument est que la Chine serait une menace pour la démocratie, pour le « monde libre ». Pourtant, son modèle a sorti des centaines de millions de chinois de la misère et ce gigantesque pays est passé d’un pays du tiers monde dans les années 50 à la première puissance mondiale 70 ans après. Nos élites occidentales font mine de s’offusquer que le pays est autoritaire, dictatorial, et agitent le drapeau de la peur à nos populations, comme si le modèle chinois pouvait s’exporter en Europe. Quelle absurde raisonnement.

Le troisième argument est que la Chine maltraite ses minorités et que le régime humilie les musulmans du Xinjiang après avoir humilié les Tibétains il y a vingt ans. Ici, la stratégie est simple. Plus visible. Il s’agit de s’attaquer à l’intégrité de la Chine. Le Tibet fut un échec dans les années 2000. Le Xinjiang est désormais, avec Hong Kong, le nouvel objectif de l’administration américaine pour déstabiliser la puissance chinoise.

Il est vrai qu’au Xinjiang nous savons finalement peu de chose, et c’est sans doute un des effet de la politique de non transparence du gouvernement chinois. Nous savons que la Chine a réprimé les islamistes et les groupes séparatistes après plusieurs attentats meurtriers, dont l’attentat de Kunming le 1er Mars 2014 qui fit 31 morts et bien d’autres avant qui furent meurtriers et moins médiatisés. Les premières attaques datent pourtant du début des années 90.

 après l’attentat de la gare de Kunming(1)

La Chine a ensuite eu la volonté de recadrer cette province trop longtemps oubliée. Les autorités chinoise se sont aperçues que les habitants de cette province ne parlaient pas toujours un bon mandarin, obstacle majeur pour leur intégration. Que la plupart des ouighours ne connaissaient même pas l’histoire de leur propre pays et étaient laissés à l’écart du progrès du reste de la Chine. Les attentats islamistes furent le déclencheur d’une prise de conscience. La Chine a réprimé. Sans doute sévèrement, peut-être trop. Mais dans ce manque d’informations, dans ce brouillard, les américains sortent de leur chapeau comme par miracle des témoignages de quelques femmes ouïgoures, “rescapées de l’enfer” ; comme elles le disent, et ces témoignages sont pour la plupart sujets à caution. Mais le principal pourfendeur de la politique chinoise au Xinjiang, est Adrian Zenz, chercheur allemand illuminé dont les travaux sur le Xinjiang sont truffés d’erreurs, d’approximations en tout genres qui décrédibilisent tout son travail.(2). Il se dit guidé par Dieu pour détruire le PCC. Rien que ça. Ses travaux n’ont aucune valeur. Tout comme les prêches incessants des politiques, et journalistes d’une grande partie de la presse occidentale qui, sans prendre la peine de vérifier ses mensonges ont tous repris en chœur ses accusations. Dans le même temps, Anthony Blinken secrétaire d’état américain accuse la Chine de génocide. Le politique s’allie aux médias désormais.

L’objectif est simple : montrer l’inhumanité des Chinois envers les musulmans du Xinjiang. Peu importe que les mosquées sont pleines à Kashgar, à Urumqi, que la population de la région soit passée à 11 Millions d’habitants en l’espace de quelques années.

Tout ceci n’a aucun sens. On le constate, la seule chose qui intéresse les Etats Unis est de conserver le leadership mondial en matière commerciale, technologique, financière et militaire. La fin justifie les moyens. L’Europe, comme un digne valet suivant son maître ne fait que suivre, avec en-tête de proue certains députés européen comme le député Raphael Glucksmann, qui se sont alors engagés dans une bataille juridique pour faire reconnaitre le « génocide culturel » des ouighours. En Chine, personne n’est dupe. Ces députés sont les parfaits relais de la stratégie atlantiste visant à déstabiliser l’empire du milieu. Le mot « génocide » est tellement grotesque qu’il en est presque risible.

Puis le Covid 19 est arrivé. De nouveau la même petite musique se fait entendre. L’épidémie du Covid 19 serait partie d’un laboratoire P4 de Wuhan. Une fois encore la Chine est responsable. Le président Trump parle même de « Chinese virus », provoquant du même coup une vague de racisme aux Etats Unis et dans le monde entier contre les communautés asiatiques (chinoise ou pas).  Même si aucune preuve sérieuse n’existe. Même si la Chine a complètement éradiqué le virus des mois avant l’Europe et le Etats Unis, qui ont montré l’incurie totale au début de l’épidémie. La Chine est le pays du monde, avec la Corée et quelques autres qui a le mieux combattu ce virus. Par leur solidarité, leur volonté, leur discipline, leur maitrise. Aujourd’hui la Chine vit normalement et ce, depuis plusieurs mois. Sur l’origine du virus, nous pouvons dire aujourd’hui avec certitude que le premier cluster fut à Wuhan et que le virus est très proche de virus présent au seins de populations de chauve-souris du sud de la Chine au Yunnan. (3) Mais cela reste une piste rien d’autre. La Chine a mieux résisté que nous face à ce virus, et c’est un fait.

Alors voilà. Nous sommes en 2021, et la Chine, de manière totalement injuste, se retrouve désignée comme responsable de tous les maux de notre planète. Le gouvernement chinois, est conscient de cet état de fait et a décidé de mener une guerre de communication contre les médias occidentaux par l’intermédiaire de son ambassade. Communication agressive, debunkage de fake news, prise à partie de menteurs occidentaux comme le chercheur Bondaz. Mais, il faut l’admettre, ce fut un échec. L’agressivité ne mène à rien, et le gouvernement chinois en a pris conscience. La Chine est une puissance de paix, et doit le montrer.

Malheureusement, contre cette guerre médiatique, sa communication est systématiquement dénigrée, ou pire, tournée en dérision. Les quelques occidentaux qui essaient, de manière un peu vaine d’essayer de comprendre, et ne parlons pas d’aimer, juste de comprendre ce vaste pays et pourquoi il est dirigé comme cela, pourquoi il agit de cette manière sont très rares. La Chine a son propre modèle de fonctionnement, son propre modèle de vision d’un monde multipolaire inclusif et cela est fondamental à comprendre.

Espérons qu’un jour la Chine sera mieux comprise et mieux traitée. On peut toujours rêver.

  1. https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2014/05/20/attentats-ouigours-la-chine-confrontee-au-terrorisme-de-masse_4422114_3216.html

Huawei: un ( faux )espion peut en cacher un ( vrai )autre

La guerre sous-marine, ne désigne pas seulement un conflit entre submersibles militaires. Depuis très long temps, c’est à dire pratiquement depuis le début de l’explosion de l’Interne au début des années 2000, le contrôle des câbles sous-marins où transitent les données de l’Internet est absolument crucial. Les USA l’ont bien compris et ne lâchent rien. Chaque requête, chaque octet émis et reçu ne doit leur échapper. La Chine l’a également bien compris. Comme à son habitude, elle a érigé un mur pour se protéger. Elle n’a que très peu de point d’interconnexion avec le reste du monde: 4 pour être précis ( Qingdao, Shanghai, Shantou et Hong-Kong ).

Mais la NSA fait tout pour avoir la main sur pratiquement tous les câbles sous-marins transcontinentaux, et notamment sur les poseurs de câbles. Une cellule spécialisée s’en occupe au sein de la NSA: la team-telecom.

Sur les révélations d’Edward Snowden, le Washington Post a révélé que les États-Unis ont tout fait pour maintenir un contrôle stratégique sur les firmes de câbles. Ils ont notamment fait échouer un projet de rachat de la société Global Crossing par une firme de Hong-Kong en 2003. La compagnie Singapore Technologies Telemedia, qui racheta finalement l’entreprise, dut accepter des règles très strictes pour garantir que les principaux postes restent occupés par des citoyens américains et que la NSA puisse avoir accès aux données transitant sur les câbles. ( sources: https://www.cairn.info/)

Mais il faut bien “vendre” cette manie à vouloir tout contrôler sur internet au grand public. La stratégie est simple, il s’agit de désigner un ennemi à a fois idéologique, économique, religieux et culturel. Des perles rares comme ça, ne courent pas la planète, je vous laisse chercher sur une carte mondiale.

En attendant, la NSA ne chôme pas.

https://www.01net.com/actualites/comment-la-nsa-s-est-servie-du-danemark-pour-espionner-la-france-et-d-autres-pays-europeens-2043511.html

Nous apprenons que les USA continuent, malgré les promesses d’Obama, à espionner ses “alliés”. D’après Snowden, Biden est évidemment au courant.

Biden is well-prepared to answer for this when he soon visits Europe since, of course, he was deeply involved in this scandal the first time around.

There should be an explicit requirement for full public disclosure not only from Denmark, but their senior partner as well. https://t.co/TJL7gr6dy8— Edward Snowden (@Snowden) May 30, 2021

https://www.01net.com/actualites/comment-la-nsa-s-est-servie-du-danemark-pour-espionner-la-france-et-d-autres-pays-europeens-2043511.html

Mais comment font les USA pour espionner? C’est très simple, il suffit de se connecter sur les équipements de HUB (arrivées des fibres sous-marines transcontinentales), pour collecter toutes les données transitées entre 2 plaques: données d’internet, mais aussi “la voix” qui comprend tous les coups de fils et SMS. Et oui, en effet, cela fait au moins 15 ans que les coups de téléphone sont numériques. Donc, un SMS ou une conversation téléphonique est traité de la même manière qu’un poste sur Instagrame ou votre déclaration d’impôt sur le revenu. C’est peut-être le moment de se mettre au radioamateur sur la bande de 144MHz?

Dans précédent billet

J’ai parlé du câble qui atterrit sur la plage de Prado en provenance du Pakistan: le PEACE. L’opérateur HengTong est majoritairement détenu par Huawei. Le HIC de ce câble est l’équipement Huawei, sans doute compliqué à raccorder sur le système d’écoute de la NSA. Nous comprenons maintenant la raison de la chasse aux sorcières Huawei par les USA.

Si les équipements du HUB sur l’île d’Amager étaient Huawei, la NSA n’aurait sans doute pas pu s’y connecter.

Alors finalement, le vrai espion c’est celui qui se cache derrière un faux …

Et comment tout cela va se terminer? Étant donné que toute l’Europe, et notamment la France, dépend très fortement des état-unis pour le renseignement, cela finira exactement de la même manière que la dernière fois, lorsque Snowden a révélé le projet PRISM au monde entier: pchiiittttt.