Le bilan de ces Jeux Olympiques de Pékin ?  Une victoire tranquille et méritée pour la Chine .

Fév 15, 2022 Géopolitique, Non classé

Les Jeux de Pékin ne sont pas encore complètement terminés mais déjà, nous pouvons dire qu’ils auront été une vraie réussite. Sur le plan sportif, diplomatique, et économique. Les contempteurs habituels de l’empire du milieu en sont pour leur frais.

Nous avons tous remarqué avec un certain amusement que les Jeux Olympiques d’Hiver de Pékin 2022 ont été prétexte à toute sorte de mensonges, diffamations, portés par les adversaires habituels de Pékin. Mais, comme un vieux disque rayé, leurs arguments éculés ne portent plus.

D’ailleurs il est intéressant de comparer les réactions au JO de Pékin 2022 à ceux de 2008. Comme en 2008, la presse occidentale s’est déchainée. Le prétexte ? Les Ouighours qui ont remplacés les Tibétains. Les fameux droits de l’hommistes en sont allés de leur sempiternelle logorrhée à propos des droits de l’homme au Xinjiang. Ils ont demandé le boycott.

Alors, soyons clair, la pandémie de Covid n’a pas aidé la Chine. L’empire du milieu ayant fait le choix de la stratégie zéro Covid (choix, dont on peut discuter l’efficacité, les effets collatéraux sur l’économie), les Jeux olympiques allaient devoir vivre en vase clos. Sportifs et encadrements mis sous bulle sanitaire, contrôles fréquents, peu de public, ambiance moins festive que pour d’autres jeux.

Il n’empêche que ces jeux furent un succès. Peut-être même un tournant majeur dans la politique internationale.

Plus les mois passent, plus la propagande occidentale, (et, rappelons-le, quand nous parlons de monde « occidental » il ne s’agit ni plus ni moins que de l’Europe de l’Ouest, du Royaume uni, du Canada, de l’Australie) augmente en intensité.  C’est d’ailleurs ce qui est frappant quand les médias français, toujours si prompts à s’enflammer contre la Chine et son président, s’emparent du sujet. Mais, prenons du recul.

Car enfin, qu’est-ce que l’occident si ce n’est les quelques pays que j’ai cité plus haut ? C’est-à-dire au plus une dizaine de pays ? On peut en rire, mais finalement, l’ironie de tout cela est que ce petit landernau de démocraties occidentales se croit supérieur moralement à tout le reste des pays sur Terre (donc, les 180 pays restant) et entend infliger sa propagande, ses idées au reste du monde dans une vision proche de l’évangélisme. Ce qu’on appelle la politique des » droits de l’homme ». Peu importe que les pires atrocités que l’humanité ai connues provient à 90% de ces pays, mais cela, personne dans les chancelleries occidentales ne s’en soucie.

Alors, donc, quelques semaines avant les jeux, de nombreux appels au boycott se font entendre à l’étranger autour de la situation des Tibétains, Hongkongais et Ouïghours. Ils entendent faire appel au boycott. Mais, chose étrange, on sent que l’envie n’y est plus.  Il est loin le temps de Robert Ménard et sa bande d’exaltés grimpants sur le Tour Eiffel pour y brandir son drapeau de anneaux olympiques transformés en menottes. Rien de tout cela désormais. En fait, comme le souligne France info dans un article du 28 janvier, « de nombreux diplomates jugent improductif ce type de boycott . On notera aussi au passage que les 27 de l’Union européenne ne sont pas parvenus à adopter une position commune sur le sujet. »  

En France, Seul les ennemis de toujours de la Chine, les relais des faucons américains en Europe comme Raphael Glucksmann, ou des opportunistes à visée électorale, type Jadot ou Taubira ont publié une tribune dans libé. Au fond, nous le sentons tous, le temps des grands étendards de l’occident à propos des droits de l’homme est terminé. Terminé car cette mascarade est d’une certaine manière ridicule. Ridicule, car le monde entier sait l’hypocrisie qui s’y cache. Les Etats Unis sont dans une guerre de civilisation intense avec la Chine.

 Sur le plan commercial bien sûr, mais aussi sur le plan diplomatique. L’influence de la Chine dans le monde s’est logiquement accrue. Dans son premier cercle d’influence tout d’abord, Mer de Chine, pays du sud-est asiatique, puis dans le deuxième cercle, surtout en Afrique, en Orient, Kazakhstan, Iran, et en Asie centrale. C’est la destinée de ce grand pays que de pouvoir influer sur le monde. La plupart des pays africains et d’Asie centrale sont bien au faits de tout cela, et la propagande américaine anti chine ne passe plus dans ces pays car ce n’est plus le message qu’ont envie d’entendre ces pays. Le messager est l’impérialisme américain Cela met en rage les élites politiques américaine de ne pouvoir influer sur cette partie du monde.

Après le boycott il a fallu s’attaquer à l’organisation des jeux et en l’occurrence aux sites des jeux en eux même. Sous le regard du président Xi Jinping et de millions de téléspectateurs, la skieuse de 20 ans, Dinigeer Yilamujiang, de la minorité ouighour, a allumé la vasque olympique des JO-2022 de Pékin.  Dinigeer a été choisie car elle est originaire de la préfecture de l’Altay, au Xinjiang, région qui est à l’origine du ski en Chine. C’en est trop pour les associations comme Human right Watch et Amnesty qui, au leu d’y voir un beau symbole d’intégration y voient une provocation. Dans ces esprits binaires et manichéens il est provocateur d’avoir choisi cette athlète car elle est ouighour !  Quelle perversité d’essentialiser cette athlète pour ses origines.

Puis, il y eut cette polémique absolument stérile et risible à propos du site de l’ancienne aciérie de Shougang, reconvertie en site sportif et culturel, puisque des bureaux, des cafés, restaurants, et des installations sportives remplacent petit à petit les installations de cette ancienne usine.

 Au lieu d’applaudir au reclassement d’une ancienne friche industrielle en site sportif et culturel, et bien non, pour ces éternels critiques, la Chine aurait dû garder cette friche en l’état. La garder à jamais. Ne jamais la toucher, la modifier. Quelle horreur ! Des skieurs au milieu de ce décor atroce, c’est affreux. Sauf, que c’est occulter la réalité. La réalité objective de ce site. Quel est son histoire ?  La Chine a fermé les portes de cette usine en 2010, car elle était trop polluante pour l’environnement. Donc, la fermeture de cette usine est une très bonne chose pour les habitants, pour l’environnement, et donc pour la planète. De plus, Zhangjiakou, la ville qui co-organise l’évènement, a installé des éoliennes pouvant produire 14 millions de kilowatts, approximativement la même puissance qu’un petit Etat comme Singapour. Les montagnes environnantes sont recouvertes de panneaux solaires d’une capacité additionnelle de 7 millions de kilowatts.

Ces différentes installations sont reliées à un centre de distribution auquel seront connectés les sites olympiques – permettant à Pékin de dire que l’alimentation des Jeux est uniquement d’origine renouvelable.

Au final, ces Jeux olympiques auront étés un vrai succès, sur le plan diplomatique pour la Chine, renforçant ses alliances, sur le plan sportif également. Les sportifs chinois auront battu leur record de médaille dans les jeux d’hiver.  Cela aura sans doute éveillé chez beaucoup de Chinois le gout pour le sport d’hiver ? Le gout pour les montagnes, la nature, et l’envie de découvrir ces régions enneigées. Surtout la Chine sort de ces évènement, confiante en elle même, sûre de ses forces. Mais elle sait désormais que à chaque réussite, elle aura droit à sa part proportionnelle de critique venant du “monde occidental”.