Alexis Gantier

L’origine du covid19 serait d’origine animale

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Plus le temps passe, plus la science progresse dans la recherche de l’origine du SarsCov2.

Une étude de l’Institut pasteur, publié dans la prestigieuse et très sérieuse revue « Nature » affirme que des chercheurs ont retrouvés des traces de coronavirus très proches de celui du Covid 19 dans des Chauves-souris du Laos se trouvant dans les zones frontalières du sud de la Chine, du Laos, et du Cambodge. L’un des virus trouvé est pratiquement similaire au Sars- cov2.

Les chercheurs ont démontré « une affinité similaire de ces trois coronavirus de chauves-souris et du virus Sars-Cov-2 pour un récepteur humain, ainsi qu’une capacité à entrer dans les cellules humaines”.

“L’existence de ces virus découverts chez le réservoir animal chauve-souris conforte l’hypothèse selon laquelle le Sars-Cov-2 pourrait être originaire de chauves-souris vivant dans les reliefs […] partagés par le Laos, le Vietnam et la Chine”, explique le virologue Marc Eloit qui a dirigé l’étude

Un pas de plus dans la direction de l’origine animale et surtout la théorie fumeuse de la fuite de laboratoire du Wuhan parait définitivement enterrée.

Le bilan de ces Jeux Olympiques de Pékin ?  Une victoire tranquille et méritée pour la Chine .

Les Jeux de Pékin ne sont pas encore complètement terminés mais déjà, nous pouvons dire qu’ils auront été une vraie réussite. Sur le plan sportif, diplomatique, et économique. Les contempteurs habituels de l’empire du milieu en sont pour leur frais.

Nous avons tous remarqué avec un certain amusement que les Jeux Olympiques d’Hiver de Pékin 2022 ont été prétexte à toute sorte de mensonges, diffamations, portés par les adversaires habituels de Pékin. Mais, comme un vieux disque rayé, leurs arguments éculés ne portent plus.

D’ailleurs il est intéressant de comparer les réactions au JO de Pékin 2022 à ceux de 2008. Comme en 2008, la presse occidentale s’est déchainée. Le prétexte ? Les Ouighours qui ont remplacés les Tibétains. Les fameux droits de l’hommistes en sont allés de leur sempiternelle logorrhée à propos des droits de l’homme au Xinjiang. Ils ont demandé le boycott.

Alors, soyons clair, la pandémie de Covid n’a pas aidé la Chine. L’empire du milieu ayant fait le choix de la stratégie zéro Covid (choix, dont on peut discuter l’efficacité, les effets collatéraux sur l’économie), les Jeux olympiques allaient devoir vivre en vase clos. Sportifs et encadrements mis sous bulle sanitaire, contrôles fréquents, peu de public, ambiance moins festive que pour d’autres jeux.

Il n’empêche que ces jeux furent un succès. Peut-être même un tournant majeur dans la politique internationale.

Plus les mois passent, plus la propagande occidentale, (et, rappelons-le, quand nous parlons de monde « occidental » il ne s’agit ni plus ni moins que de l’Europe de l’Ouest, du Royaume uni, du Canada, de l’Australie) augmente en intensité.  C’est d’ailleurs ce qui est frappant quand les médias français, toujours si prompts à s’enflammer contre la Chine et son président, s’emparent du sujet. Mais, prenons du recul.

Car enfin, qu’est-ce que l’occident si ce n’est les quelques pays que j’ai cité plus haut ? C’est-à-dire au plus une dizaine de pays ? On peut en rire, mais finalement, l’ironie de tout cela est que ce petit landernau de démocraties occidentales se croit supérieur moralement à tout le reste des pays sur Terre (donc, les 180 pays restant) et entend infliger sa propagande, ses idées au reste du monde dans une vision proche de l’évangélisme. Ce qu’on appelle la politique des » droits de l’homme ». Peu importe que les pires atrocités que l’humanité ai connues provient à 90% de ces pays, mais cela, personne dans les chancelleries occidentales ne s’en soucie.

Alors, donc, quelques semaines avant les jeux, de nombreux appels au boycott se font entendre à l’étranger autour de la situation des Tibétains, Hongkongais et Ouïghours. Ils entendent faire appel au boycott. Mais, chose étrange, on sent que l’envie n’y est plus.  Il est loin le temps de Robert Ménard et sa bande d’exaltés grimpants sur le Tour Eiffel pour y brandir son drapeau de anneaux olympiques transformés en menottes. Rien de tout cela désormais. En fait, comme le souligne France info dans un article du 28 janvier, « de nombreux diplomates jugent improductif ce type de boycott . On notera aussi au passage que les 27 de l’Union européenne ne sont pas parvenus à adopter une position commune sur le sujet. »  

En France, Seul les ennemis de toujours de la Chine, les relais des faucons américains en Europe comme Raphael Glucksmann, ou des opportunistes à visée électorale, type Jadot ou Taubira ont publié une tribune dans libé. Au fond, nous le sentons tous, le temps des grands étendards de l’occident à propos des droits de l’homme est terminé. Terminé car cette mascarade est d’une certaine manière ridicule. Ridicule, car le monde entier sait l’hypocrisie qui s’y cache. Les Etats Unis sont dans une guerre de civilisation intense avec la Chine.

 Sur le plan commercial bien sûr, mais aussi sur le plan diplomatique. L’influence de la Chine dans le monde s’est logiquement accrue. Dans son premier cercle d’influence tout d’abord, Mer de Chine, pays du sud-est asiatique, puis dans le deuxième cercle, surtout en Afrique, en Orient, Kazakhstan, Iran, et en Asie centrale. C’est la destinée de ce grand pays que de pouvoir influer sur le monde. La plupart des pays africains et d’Asie centrale sont bien au faits de tout cela, et la propagande américaine anti chine ne passe plus dans ces pays car ce n’est plus le message qu’ont envie d’entendre ces pays. Le messager est l’impérialisme américain Cela met en rage les élites politiques américaine de ne pouvoir influer sur cette partie du monde.

Après le boycott il a fallu s’attaquer à l’organisation des jeux et en l’occurrence aux sites des jeux en eux même. Sous le regard du président Xi Jinping et de millions de téléspectateurs, la skieuse de 20 ans, Dinigeer Yilamujiang, de la minorité ouighour, a allumé la vasque olympique des JO-2022 de Pékin.  Dinigeer a été choisie car elle est originaire de la préfecture de l’Altay, au Xinjiang, région qui est à l’origine du ski en Chine. C’en est trop pour les associations comme Human right Watch et Amnesty qui, au leu d’y voir un beau symbole d’intégration y voient une provocation. Dans ces esprits binaires et manichéens il est provocateur d’avoir choisi cette athlète car elle est ouighour !  Quelle perversité d’essentialiser cette athlète pour ses origines.

Puis, il y eut cette polémique absolument stérile et risible à propos du site de l’ancienne aciérie de Shougang, reconvertie en site sportif et culturel, puisque des bureaux, des cafés, restaurants, et des installations sportives remplacent petit à petit les installations de cette ancienne usine.

 Au lieu d’applaudir au reclassement d’une ancienne friche industrielle en site sportif et culturel, et bien non, pour ces éternels critiques, la Chine aurait dû garder cette friche en l’état. La garder à jamais. Ne jamais la toucher, la modifier. Quelle horreur ! Des skieurs au milieu de ce décor atroce, c’est affreux. Sauf, que c’est occulter la réalité. La réalité objective de ce site. Quel est son histoire ?  La Chine a fermé les portes de cette usine en 2010, car elle était trop polluante pour l’environnement. Donc, la fermeture de cette usine est une très bonne chose pour les habitants, pour l’environnement, et donc pour la planète. De plus, Zhangjiakou, la ville qui co-organise l’évènement, a installé des éoliennes pouvant produire 14 millions de kilowatts, approximativement la même puissance qu’un petit Etat comme Singapour. Les montagnes environnantes sont recouvertes de panneaux solaires d’une capacité additionnelle de 7 millions de kilowatts.

Ces différentes installations sont reliées à un centre de distribution auquel seront connectés les sites olympiques – permettant à Pékin de dire que l’alimentation des Jeux est uniquement d’origine renouvelable.

Au final, ces Jeux olympiques auront étés un vrai succès, sur le plan diplomatique pour la Chine, renforçant ses alliances, sur le plan sportif également. Les sportifs chinois auront battu leur record de médaille dans les jeux d’hiver.  Cela aura sans doute éveillé chez beaucoup de Chinois le gout pour le sport d’hiver ? Le gout pour les montagnes, la nature, et l’envie de découvrir ces régions enneigées. Surtout la Chine sort de ces évènement, confiante en elle même, sûre de ses forces. Mais elle sait désormais que à chaque réussite, elle aura droit à sa part proportionnelle de critique venant du “monde occidental”.

Un rapport sur l’influence chinoise….pour quoi faire ?

wang zhao AFP

Voilà, qu’on apprend par le rapport d’un certain Paul Charon, obscur chercheur à l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire ( ! )  au CV long comme le bras, que la Chine essaient d’influencer, de promouvoir sa culture, préserver ses intérêt stratégiques, et essaie par tous les moyens de limiter l’influence occidentale, américaine en Afrique  .….Bon. On en reste sans voix. Alors, donc, ce pays, essaierai d’agir dans son propre intérêt ! Essaierai de vanter son modèle économique et social. La Chine avancerait ses pions en Europe et en Afrique par la diplomatie, l’économie, et la désinformation. Et les Etats Unis, et nous, européens, serions manipulés.

Incroyable !!! Sur Sinoscope, on a essayé de se pencher sur ce pensum peu digeste, mais à la vue de la longueur de ce texte, il faudra du temps. Mais déjà ,on peut en déduire plusieurs faits :

Au-delà, de l’aspect comique, du ridicule basique de ces informations sensationnalistes, de cette accumulation de faits sans liens les uns avec les autres ; la manipulation est grossière. Elle tend à montrer la Chine, et son organe dirigeant le PCC, comme une entité faisant de la désinformation comme peut le faire la Russie de Poutine. Ou même comme le pratique, tiens, au hasard, les Etats Unis d’Amérique. Phénomène intéressant : Le terme « Russification » est employé à plusieurs reprises dans ce rapport. Comme si, tout ce qui a lien au mensonge, à la falsification, à la propagande était de nature Russe. On reste pantois de tel simplifications.

Donc, sur Internet, on apprend que les wumao seraient légions, et des instituts Français comme l’Iris, des hommes politiques comme Jean Pierre Raffarin seraient manipulés, au mieux, au pire corrompus par la Chine. Pour eux, il ne peut être question d’autre chose.

Bien sûr, nous jouons les surpris, mais ne ce rapport tentaculaire, (600 pages ! ) se distingue finalement aussi par son insignifiance. Que de travail, que de compilation de données pour finalement dire quoi ? Que la Chine, essaie de communiquer, d’influencer, à son échelle.  Finalement au mieux il n’ouvre que des portes ouvertes, et au pire il instille la défiance, la méfiance, le manichéisme, voire le racisme (tout ce qui est chinois, qui défend la Chine est suspect).

Chers amis chinois, chinoises, français d’origine chinoise, tout, désormais en occident, plus exactement  en Europe de l’ouest et aux Etats unis, plus précisément, est contre vous. Simple étudiant, vous pouvez être considéré comme agent dormant, simple touriste vous pouvez être considéré comme un futur infiltré. Tout est prétexte à vous dénoncer, vous montrer du doigt.

Alors que dans le même temps les Etats Unis font de la propagande jour et nuit, depuis des décennies sur tous les terrains d’expression : Hollywood, et ses films, Internet et ses réseaux, Netflix et ses séries bien évidemment, l’amérique et sa way of life….La culture américaine est omniprésente en Europe, mais pour les auteurs de ce rapport il faut plus s’inquiéter des instituts Confucius, qui enseignent le chinois a quelques centaines voire milliers de jeunes français que de se préoccuper des revirements de dernière minutes des Australiens et américains (nos alliés) pour finalement refuser d’acheter nos sous-marins. Pas davantage il ne faut s’inquiéter à propos de l’espionnage massif des services de renseignements américains sur les états français et allemand.

On reste sans voix quand l’auteur nous dit au fil des longues (trop longues) pages que pêle mèle : Confucius, la culture chinoise, la médecine traditionnelle chinoise sont de terribles vecteurs de propagande du PCC. Même la gastronomie, sans doute le sera bientôt.

Comme nous l’avons dit dans plusieurs articles sur Sinoscope, tout cela fait partie d’une entreprise de déstabilisation de la Chine, pour insidieusement, montrer que le PCC, mais plus odieusement les chinois sont manipulateurs, et que, finalement aimer la Chine, la promouvoir sur Facebook, dans des livres, ou dans des articles est suspect. A plusieurs reprise, les auteurs de ce rapport ne s’attaquent pas seulement au PCC mais également aux citoyens chinois vivant à l’étranger (p 536). Les auteurs de ce rapport nauséabond n’hésitent pas à s’attaquer aux immigrés chinois soupçonnés d’êtres forcement des soutiens du régime de Pékin . « Ignorance », « naïveté », ou » vénalité » sont les qualificatifs utilisés par les auteurs de ce rapport pour décrire les canadiens non chinois, (p584) mais par extension tous les étrangers qui oseraient remettre en cause la vision manichéiste des auteurs. Pourtant dans l’avertissement des auteurs en préface, il est bien spécifié que les auteurs parlent uniquement du gouvernement chinois et non du peuple. S’ils parlent de « la Chine » ils parlent du PCC de manière implicite. Ce n’est pourtant pas ce qu’ils écrivent à plusieurs reprises comme nous venons de le voir.

Il a fallu plusieurs mois aux auteurs pour faire ce rapport. Il nous faudra plusieurs semaines pour analyser les mensonges, raccourcis, de ce rapport préparé de longue date. Ce rapport est finalement une mine d’or pour tous ceux qui aiment la Chine, son modèle politique et sociétal. Ils pourront y lire, tout ce que leurs adversaires déteste en eux.

Mais, l’objectif visé de ce rapport est simple : La Chine influence, propagande, et ses ressortissants à l’étranger sont plus ou moins des espions ou alliés du PCC en puissance. Toute personne défendant la Chine est de manière évidente intéressée, soit financièrement, soit d’une autre manière. Tout compte facebook promouvant la culture chinoise est forcément faux, ou hautement suspecté de l’être. Bref, la désinformation que critiquent si fortement les auteurs sont précisément ce qu’ils font de manière consciente ou inconsciente. Et on reste frappés, que deux chercheurs faisant partie d’une organisation militaire ayant pignon sur rue puisse débiter autant de lieux communs.

Comment le racisme crasse peut même s’infiltrer dans des revues pour enfants

« Mon quotidien » journal pour ados de 10 à 14 ans , est un journal pour informer les enfants de l’actualité française et internationale.

Et on reste frappé de stupeur aujourd’hui en voyant ce dessin de publié le 30 Juin sur leur site, ou  peut lire :

« ils ne veulent plus qu’on soit ouighours, ils veulent qu’on soit chinois comme eux »

Puis : « je n’ai pas envie d’être chinois comme eux, et de faire comme eux : torturer, emprisonner des gens et les faire travailler de force ».

Outre la stupidité sans nom de ce dessin qui essentialise les chinois en tant que peuple qui emprisonne, et qui pratique la torture, c’est surtout l’abyssale simplicité du message destiné à des enfants qui nous confond de tristesse et colère. Comment un dessinateur peut-il à ce point confondre la politique d’un gouvernement, et le peuple en son entier…est-ce un fait dut à la bêtise et l’ignorance ou est-ce un dessin raciste ?

Comment, ensuite, les rédacteurs ont pu accepter ce dessin sans tiquer le moins du monde ? Mystère.. Mais il y a une circonstance aggravante : cette publication est destinée aux enfants. Une question se pose alors: Comment instiller le racisme, la discrimination dès le plus jeune âge ? Par ce genre de dessin outrancier. Voila.

Une pétition a été lancée hier pour la suppression de cet immondice de leur site internet. Nous suivrons avec intérêt l’avancement du dossier

Propagandez contre la Chine, il en restera toujours quelque chose.

                                                      Crédit : Reuters David Gray

Pour n’importe quel observateur avisé, qui analyserait en toute objectivité le traitement médiatique du monde occidental (Europe de l’ouest, Etats Unis, Canada, Australie) vis-à-vis de la Chine, le nombre d’articles à charge contre l’empire du milieu est vertigineux.

Comme nous l’avons vu dans un article précédent, nous assistons au début d’une nouvelle guerre froide. Une guerre froide qui, comme celle des années 50 et 60 entre les Etats-Unis et l’Union soviétique, est une guerre diplomatique, de communication, d’influence. Ici il faut se souvenir que la première guerre froide ne dégénéra pas en conflit ouvert, en guerre « chaude ». Même s’il ne fallait pas grand-chose en 1962 pour que la crise des missiles de Cuba dégénère.

Quand on observe ce que le monde occidental, les Etats Unis en tête, produisent comme argumentaire pour contrer la Chine, les mêmes arguments se reproduisent: encore et toujours les mêmes.

Le premier argument est celui que la Chine serait donc d’abord une menace. Une menace pour la paix dans le monde. Son agressivité militaire serait croissante, et le monde devrait craindre un réveil du géant chinois.

Peu importe, que ceux qui annoncent de telles absurdités, de telles inepties, soit les représentants politiques (démocrates comme républicains) des Etats Unis. Que le pays à la bannière étoilée possède 800 bases militaires dans le monde dans 177 pays pour près de 200 000 hommes n’est pas important. Que les Etats-Unis ont fait depuis 60 ans une guerre au Vietnam, en Corée, en Irak, ont bombardés des populations civiles en Libye, en Syrie. Peu importe. Peu importe que ce pays est celui qui espionne ses alliés, comme celui récent de la chancelière allemande Angela Merkel. Peu importe. Peu importe que la Chine n’a pas exercé le moindre conflit armé à un pays tiers depuis son aide au Viêt-Cong au Vietnam du Nord dans les années 60. Peu importe que la Chine n’a qu’une seule base militaire en dehors de ses frontières. A Djibouti. Comme la France et les Etats unis par ailleurs.

Le deuxième argument est que la Chine serait une menace pour la démocratie, pour le « monde libre ». Pourtant, son modèle a sorti des centaines de millions de chinois de la misère et ce gigantesque pays est passé d’un pays du tiers monde dans les années 50 à la première puissance mondiale 70 ans après. Nos élites occidentales font mine de s’offusquer que le pays est autoritaire, dictatorial, et agitent le drapeau de la peur à nos populations, comme si le modèle chinois pouvait s’exporter en Europe. Quelle absurde raisonnement.

Le troisième argument est que la Chine maltraite ses minorités et que le régime humilie les musulmans du Xinjiang après avoir humilié les Tibétains il y a vingt ans. Ici, la stratégie est simple. Plus visible. Il s’agit de s’attaquer à l’intégrité de la Chine. Le Tibet fut un échec dans les années 2000. Le Xinjiang est désormais, avec Hong Kong, le nouvel objectif de l’administration américaine pour déstabiliser la puissance chinoise.

Il est vrai qu’au Xinjiang nous savons finalement peu de chose, et c’est sans doute un des effet de la politique de non transparence du gouvernement chinois. Nous savons que la Chine a réprimé les islamistes et les groupes séparatistes après plusieurs attentats meurtriers, dont l’attentat de Kunming le 1er Mars 2014 qui fit 31 morts et bien d’autres avant qui furent meurtriers et moins médiatisés. Les premières attaques datent pourtant du début des années 90.

 après l’attentat de la gare de Kunming(1)

La Chine a ensuite eu la volonté de recadrer cette province trop longtemps oubliée. Les autorités chinoise se sont aperçues que les habitants de cette province ne parlaient pas toujours un bon mandarin, obstacle majeur pour leur intégration. Que la plupart des ouighours ne connaissaient même pas l’histoire de leur propre pays et étaient laissés à l’écart du progrès du reste de la Chine. Les attentats islamistes furent le déclencheur d’une prise de conscience. La Chine a réprimé. Sans doute sévèrement, peut-être trop. Mais dans ce manque d’informations, dans ce brouillard, les américains sortent de leur chapeau comme par miracle des témoignages de quelques femmes ouïgoures, “rescapées de l’enfer” ; comme elles le disent, et ces témoignages sont pour la plupart sujets à caution. Mais le principal pourfendeur de la politique chinoise au Xinjiang, est Adrian Zenz, chercheur allemand illuminé dont les travaux sur le Xinjiang sont truffés d’erreurs, d’approximations en tout genres qui décrédibilisent tout son travail.(2). Il se dit guidé par Dieu pour détruire le PCC. Rien que ça. Ses travaux n’ont aucune valeur. Tout comme les prêches incessants des politiques, et journalistes d’une grande partie de la presse occidentale qui, sans prendre la peine de vérifier ses mensonges ont tous repris en chœur ses accusations. Dans le même temps, Anthony Blinken secrétaire d’état américain accuse la Chine de génocide. Le politique s’allie aux médias désormais.

L’objectif est simple : montrer l’inhumanité des Chinois envers les musulmans du Xinjiang. Peu importe que les mosquées sont pleines à Kashgar, à Urumqi, que la population de la région soit passée à 11 Millions d’habitants en l’espace de quelques années.

Tout ceci n’a aucun sens. On le constate, la seule chose qui intéresse les Etats Unis est de conserver le leadership mondial en matière commerciale, technologique, financière et militaire. La fin justifie les moyens. L’Europe, comme un digne valet suivant son maître ne fait que suivre, avec en-tête de proue certains députés européen comme le député Raphael Glucksmann, qui se sont alors engagés dans une bataille juridique pour faire reconnaitre le « génocide culturel » des ouighours. En Chine, personne n’est dupe. Ces députés sont les parfaits relais de la stratégie atlantiste visant à déstabiliser l’empire du milieu. Le mot « génocide » est tellement grotesque qu’il en est presque risible.

Puis le Covid 19 est arrivé. De nouveau la même petite musique se fait entendre. L’épidémie du Covid 19 serait partie d’un laboratoire P4 de Wuhan. Une fois encore la Chine est responsable. Le président Trump parle même de « Chinese virus », provoquant du même coup une vague de racisme aux Etats Unis et dans le monde entier contre les communautés asiatiques (chinoise ou pas).  Même si aucune preuve sérieuse n’existe. Même si la Chine a complètement éradiqué le virus des mois avant l’Europe et le Etats Unis, qui ont montré l’incurie totale au début de l’épidémie. La Chine est le pays du monde, avec la Corée et quelques autres qui a le mieux combattu ce virus. Par leur solidarité, leur volonté, leur discipline, leur maitrise. Aujourd’hui la Chine vit normalement et ce, depuis plusieurs mois. Sur l’origine du virus, nous pouvons dire aujourd’hui avec certitude que le premier cluster fut à Wuhan et que le virus est très proche de virus présent au seins de populations de chauve-souris du sud de la Chine au Yunnan. (3) Mais cela reste une piste rien d’autre. La Chine a mieux résisté que nous face à ce virus, et c’est un fait.

Alors voilà. Nous sommes en 2021, et la Chine, de manière totalement injuste, se retrouve désignée comme responsable de tous les maux de notre planète. Le gouvernement chinois, est conscient de cet état de fait et a décidé de mener une guerre de communication contre les médias occidentaux par l’intermédiaire de son ambassade. Communication agressive, debunkage de fake news, prise à partie de menteurs occidentaux comme le chercheur Bondaz. Mais, il faut l’admettre, ce fut un échec. L’agressivité ne mène à rien, et le gouvernement chinois en a pris conscience. La Chine est une puissance de paix, et doit le montrer.

Malheureusement, contre cette guerre médiatique, sa communication est systématiquement dénigrée, ou pire, tournée en dérision. Les quelques occidentaux qui essaient, de manière un peu vaine d’essayer de comprendre, et ne parlons pas d’aimer, juste de comprendre ce vaste pays et pourquoi il est dirigé comme cela, pourquoi il agit de cette manière sont très rares. La Chine a son propre modèle de fonctionnement, son propre modèle de vision d’un monde multipolaire inclusif et cela est fondamental à comprendre.

Espérons qu’un jour la Chine sera mieux comprise et mieux traitée. On peut toujours rêver.

  1. https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2014/05/20/attentats-ouigours-la-chine-confrontee-au-terrorisme-de-masse_4422114_3216.html

Quand Le Monde et Libération font de la manipulation et désinforment sciemment

Le Monde, Libération, Le Nouvel Obs…..Pour beaucoup de Français, ces journaux sont le nec plus ultra de l’information à la française, des vrais journaux d’investigations, de reportages.

Heureusement, pour de plus en plus de français informés, et ce grâce au web, et à l’éventail très large de sources d’opinions, nous nous rendons compte que ces journaux ne font plus essentiellement que de la propagande. De la propagande purement et simplement.

Hier, votre serviteur s’est bidonné de rire, en regardant ce fameux journal “Le Monde” propager des fake news, en toute impunité.

Reprenons l’histoire depuis le début.

Revenons en arrière. Premier épisode. CGTN, média chinois, porté à l’international, publie sur son site internet le témoignage d’une française nommé Laurène Beaumond à propos du Xinjiang. Elle y décrit ce qu’elle a vu, car elle y a vécu, et elle parle donc d’expérience. Ni plus ni moins. Ce qui, en soi, est déjà pas mal, quand on sait que l’intégralité des journalistes français n’a jamais mis le moindre orteil dans cette région chinoise. Son article, plutôt bien écrit au demeurant, est en soi une source d’information. Ni plus ni moins importante que d’autres mais il a le mérite de l’expérience vécue.

Quelques heures après sa publication, le journal Le Monde publie cet article https://www.lemonde.fr/international/article/2021/03/31/quand-la-television-chinoise-cgtn-invente-une-journaliste-francaise_6075155_3210.html.

Nathalie Guibert, la journaliste auteure de cet article, sans chercher vraiment à vérifier, ce qui est la base de son métier, se permet d’écrire que cette personne est un fantôme. Qu’elle n’existe pas. Laurène Beaumond est un fake. Puis par extension, elle accuse le gouvernement chinois d’avoir inventé ce profil, de faire de la propagande à deux sous, en créant de toute pièce un faux témoignage. Voilà. La messe est dite. Libération s’en empare dans l’heure qui suit….Thaïs Chaigne et Laurence Defranoux deux autres “journalistes”, relaient la fake news sans vergogne, sans dignité. Sans droiture journalistique.

A aucun moment, n’aura germé dans leur tête de journalistes orientés que cette Laurène Beaumond pouvait être une vraie personne mais parlant sous pseudonyme. Et oui, car, voyez vous, on en est là. Les français qui oseraient parler de la Chine et du Xinjiang en des termes non validés par la doxa médiatique sont immédiatement cloués au pilori. Soupçonnés d’être payés par la Chine, d’être des valets du PCC chinois, et d’avoir le cerveau lavé au mieux, ou pire: être fanatique du PCC.

Deuxième épisode, le lendemain, Le Figaro, sous la plume de Sébastien Falleti a donc essayé de faire son travail. On ne peut soupçonner ce journal d’être de collusion avec la Chine. Mais, eux, ils ont fait leur travail. Ils ont retrouvé cette femme, et lui ont donné la parole. Elle existe bel et bien. Un être humain fait de chair et de sang. Celle ci est inquiète pour sa sécurité et voudrait qu’on la laisse en paix. On la comprend. Les chiens sont lâchés. Ils mordent fort.

Et finalement il ressort de cette histoire glauque qu’ aucune nuance n’existe dans l’ esprit étriqué de ces pseudos journalistes. Aucune. Ces journalistes nous font honte. Car non seulement ils mentent, mais on l’apprend aussi, de faux comptes twitter ont étés fabriqués ensuite pour la discréditer. Qui est derrière cette manipulation ? En tout cas, nous le savons désormais, ils mentent, et sont malhonnêtes. Voila l’état de probité de notre presse française vis à vis de la Chine. Proche de zéro.

Plus que jamais, pour le citoyen cherchant le vrai, il va falloir s’armer de méfiance, chercher par nous même les infos, recouper les informations, et surtout, surtout ne pas avoir peur de ces journalistes à la solde d’une propagande qui n’hésite plus à recourir à des procédés inqualifiables pour rabaisser la Chine.

Quand l’Europe s’étonne de recevoir la monnaie de sa pièce par la Chine

Dans ce prélude à cette nouvelle guerre froide voulue par l’occident, la situation s’est encore détériorée.

crédit: Adobe Stock

L’union Européenne a ouvert le bal et a décidé d’appliquer des sanctions contre quatre dirigeants chinois du PCC considérés comme étant responsables de la politique repressive menée au Xinjiang contre l’Islamisme radical. Ces sanctions concernent des avoirs détenus par ces personnes, et l’interdiction de se rendre en Europe.

Mais pour la première fois, la Chine a répliqué. Et c’est une première. 10 personnalités européennes sont ciblées dont le chercheur allemand Adrian Zenz, menteur professionnel, et principal divulgateur de fake news concernant cette région où il n’a jamais mis les pieds. La plupart des accusations qu’il porte sont truffés d’erreurs, d’approximations, d’omissions, etc…. Figurent également l’euro député Raphael Glucksmann, qui fait de la reprise des mensonges de Zenz son fond de commerce. Personnage peu charismatique, il a trouvé son cheval de bataille pour que l’on parle de lui, rien que de lui. Son père, André Glucksmann, était dans sa jeunesse un maoïste convaincu. Un souci œdipien pour Raphael, dans sa haine du PCC? En tout cas, ces personnalités sont interdit de séjour en Chine, à Hong Kong et Macao. Pékin a dénoncé des actes « portant gravement atteinte à la souveraineté et aux intérêts de la Chine et des mensonges ainsi que de la désinformation » ainsi que ” l’attitude condescendante de l’Europe qui se considère comme un professeur des droits de l’homme”.

Enfin ! La Chine répond, et accuse l’Union européenne, et certains de ses députés, de mensonges, propagande grossière et d’ingérence. Il n’était que temps. Certes, ces mesures sont anecdotiques, certes les principaux intéressés sont même fiers d’avoir cette “médaille” autour du cou.( dixit Glucksmann sur son compte twitter). Mais c’est un signe que la Chine ne s’abaissera pas et ne se laissera pas intimider.

Alors certes, Lu Shaye, l’ambassadeur chinois commet certaines maladresses, voire erreurs, comme sa sortie l’été dernier concernant les Ehpad en France. Ou bien encore, sa riposte digne d’une dispute de cour d’école, au chercheur français Antoine Bondaz, le qualifiant de “petite frappe”. L’ambassade de Chine, deuxième puissance mondiale, n’a pas a se rabaisser à ce point là, et insulter des individus dont personne ne connait l’existence, et sur qui désormais, tous les projecteurs sont soudains braqués..

Certes la Chine doit répliquer quand des mensonges sont proférés, elle doit répliquer quand des sanctions lui sont portées, mais les insultes de cour d’école ne sont pas dignes et à la hauteur du débat. En répondant point par point, fait contre fait, la Chine en sortira grandie.

La Chine et la Russie ont pour projet de créer une station internationale de recherche lunaire

Le 9 mars, dans un communiqué conjoint, Zhang Kejian, directeur de l’Agence spatiale chinoise (CNSA, China National Space Administration), et Dmitry Olegovich Rogozin, directeur général de Roscosmos (Russian National Aerospace Corporation), ont annoncé avoir signé un « Mémorandum d’accord entre le gouvernement de la République populaire de Chine et le gouvernement de la Fédération de Russie pour la construction en coopération d’une station internationale de recherche lunaire. »

On ne sait pas précisément s’il s’agira d’une station au sol ou en orbite, mais nous sommes prêts à parier qu’il s’agira d’une station au sol d’autant plus que les américains ont un projet similaire pour la fin de la décennie.

Les plans de l’Agence spatiale chinoise prévoient la construction d’une base lunaire près du pôle sud qui devrait être mise en service vers 2035, suivie d’une présence humaine prolongée et permanente pour la période 2036-2045.

Le China Bashing (2)

Après avoir regardé ce reportage racoleur « Chine la grande offensive » diffusé par Complément d’enquête sur France 2 hier soir, on reste pantois d’amusement, mais également agacés car il y aura malheureusement des victimes collatérales et notamment la montée d’un racisme anti chinois à craindre à la suite de ce genre de reportage sensationnaliste, absolument vide du moindre intérêt.

Le réalisateur de ce reportage de qualité médiocre, Michael Sztanke, aurait pu le nommer « le péril jaune ». Cela n’aurait pas dénoté de l’ensemble tant ce travail est ni fait ni à faire et ressemblant au plus à un film de propagande des années 30….

Qu’y a-t-il eu de présenté dans ce faux document et vraie enquête à charge ?

Nous apprenons donc que la Chine s’essaie à la diplomatie, qu’elle essaie d’influencer le reste du monde à ses idées par des réseaux d’influence comme son ambassade, des hommes d’affaires, des anciens ministres, des chercheurs et des français lambdas qui aiment ce pays sincèrement. Mon dieu.

On apprend que la Chine fait du lobbying, ce que tous les pays du monde font. On apprend aussi que les réseaux Institut Confucius sont des méchants relais de propagande de l’état chinois. Peu importe pour les réalisateurs de ce reportage, que l’institut ne fasse la promotion que de l’apprentissage de la langue, la gastronomie et la culture chinoise au sens large. Mais ce n’est pas grave. Tous les mensonges sont bons. Plus c’est gros plus ça passe. Combien de français connaissent réellement les Instituts Confucius ? Très peu. Le mensonge est à bon compte. Personne n’ira vérifier.  On apprend donc avec consternation que la gastronomie chinoise et apprendre le chinois sont des instruments de propagande de l’Etat chinois et que vous vous y rendez à vos risques et périls ! On y apprend que la Chine souhaite éviter que l’on parle dans ses propres magasines « la Chine au présent » du Tibet, de Taiwan, de Tiananmen, excusez du peu ! Ces journalistes sans doute souhaiteraient être les rédacteurs en chef et écrire à la place des chinois….

Le journaliste s’offusque que la Chine, partenaire d’une Université belge obscure, refuse que l’on parle des ouighours et que l’on raconte les mensonges éhontés sur cette minorité …Scandaleux !

Bien sûr, la Chine a beaucoup de travail à faire pour mieux communiquer en Europe. Sans doute que le PCC a commis quelques maladresse, notamment l’interdiction de cette Expo à Nantes sur Gengis  khan.….ce qui fut sans doute désastreux, en terme d’image . Sans doute, que l’ambassadeur chinois en France pourrait mieux faire pour expliquer au français moyen ce qui se passe au Xinjiang.

Mais dans ce genre de reportage biaisé, tout est sujet à caution. Même le vocabulaire choisi minutieusement et utilisé pour qualifier le PCC :

La voix off utilise le terme « Les Chinois » au lieu de parler du gouvernement chinois. (PCC).

 De même, employer le mot « régime », pour qualifier le gouvernement. Tout ceci est fait à dessein, rien n’est laissé au hasard, chaque mot est pesé pour susciter la peur ou le rejet.

On passera rapidement sur une obscure enquête à Hollywood ou le journaliste s’offusque que les chinois refusent que certains films dont ils financent la production montre des scènes de nudité, ou parle de Taiwan…c’est absolument risible dans la mesure ou Hollywood fait du soft power depuis des décennies. On passera rapidement sur des images où on nous montre des chinois à des postes clé de l’OMS ou d’autres organisations comme on montrerait des pestiférés, des hommes complotant à des fins obscures comme on montrait les juifs dans les années 30…

Bref, au bout du compte, et après 1H 20 de doc, rempli de musiques pour faire peur, de témoignages périphériques et inutiles, de vide intersidéral du contenu, on se dit que la soif sensationnaliste, la soif de vendre pour Babel est plus fort que tout. Même plus fort que leur intégrité journalistique. Mais depuis la crise des gilets jaunes on s’en doutait un peu… Je ne m’attarderai pas sur ces deux boites de productions de documentaires, Babel et Baozi, deux petites boites qui surfent sur la vague anti chinoise des médias pour arrondir leurs fins de mois. On ne s’attardera pas non plus sur leur objectivité, tout ça, c’est du menu fretin, non ce qui nous intéresse c’est plutôt pourquoi les dirigeants de France 2, chaine publique, payés par nos impôts cherche à nuire à la Chine ? Qu’y a-t-il derrière toute cette campagne de désinformation ?

Difficile à dire. Les dirigeants de programmes de France 2 sont à la recherche de docs sensationnalistes pour faire peur au français moyen et c’est une des multiples facettes de ce que l’on peut désormais appeler les « China haters « » avec Raphael Glucksman, député européen en tête d’affiche et Arnaud Montebourg, ancien ministre. Il s’agit d’un ensemble plus ou moins protéiforme, dont l’objectif ultime est de décrédibiliser la Chine aux yeux du public.

Glucksman on y reviendra dans un autre article est un influenceur proche Etats Unis, inféodé totalement aux mouvements ultralibéraux. Il fut membre de réseaux atlantistes, néo conservateur, (ancien membre du cercle de l’oratoire) et il est la figure de proue en France de l’anti Chine.

En tout cas, et pour conclure, le China Bashing est sur la télévision publique, et promouvoir la méfiance d’un pays entier, de ses citoyens, est au mieux minable, au pire lamentable et indigne d’une chaine du service publique.

Le Taoïsme, la Chine, et le monde qui l’entoure

Le Taoïsme est sans doute la vraie religion ou tout du moins la vraie philosophie vraiment chinoise avec le confucianisme.

En effet, Le bouddhisme bien que très présent en Chine, est une pensée importée d’Inde.

Très peu d’occidentaux connaissent le Taoïsme, et il est vrai que cette philosophie ne se laisse pas approcher facilement. Je pense qu’il est nécessaire à ce stade de différencier le Taoïsme comme système de pensée, et le Taoïsme pratiqué en tant que religion par des moines.  Nous n’allons pas faire l’histoire du Taoïsme ici, ni l’expliquer en détail, c’est une pensée complexe et dense et nous publieront sur ce site des articles qui traiteront plus spécifiquement du Tao.

Mais est-ce que le Taoïsme influence les chinois dans leur vie de tous les jours, mais aussi leurs décisions au jour le jour ? Et est-ce que le Tao influence au plus haut niveau de l’état les décisions des responsables du pays ?

Le Taoïsme est souvent méconnu en occident, du fait de son éloignement en premier lieu, et du fait de sa complexité. Le Dao De Jing, « la voie et la vertu » ouvrage pilier de cette philosophie, écrit par Lao Tseu (Laozi)quatre siècles avant notre ère, est un ouvrage dense, particulièrement étranger à nos formes de pensées. De plus il est difficilement traduisible car ses 5500 caractères peuvent paraitre hermétiques à notre culture. Le Taoïsme n’est pas non plus une philosophie au sens où nous l’entendons. C’est une vision holistique du monde.

Un concept central du Taoïsme est l’harmonie. L’harmonie de l’Homme avec la nature, avec « la voie ». L’harmonie du cœur et de l’esprit avec l’état naturel des choses. Pour les chinois, ce concept est central, plus ou moins de façon consciente ; L’harmonie dans les relations sociales est importante. Chaque parole ou acte a des conséquences, et il faut veiller à ne pas rompre l’harmonie avec des paroles blessantes ou inutiles.

En politique, alors qu’en occident notre histoire chrétienne nous impose souvent un concept binaire, dualiste, le bien et le mal, le bon et le mauvais, le juste et le faux. L’occident apporte sa morale, alors qu’en Chine ce qui importe est l’idée que tout le monde en sorte gagnant, que la décision qui sera prise apportera l’harmonie ou en tout cas une certaine paix et que chaque partie en trouve avantage. C’est pour cela que pour la Chine, les négociations qu’elles soient politiques ou commerciales sont souvent une affaire gagnant-gagnant ou personne ne doit perdre la face.

Un autre concept important est le « Wu Wei », que l’on peut traduire par « non agir ». Cette idée est souvent mal comprise en occident. Le non agir n’est pas le tout permis, ou tout est autorisé, ou pire, être passif, et ne pas réagir. Le Wu Wei est simplement le « laisser faire », et ne pas aller contre les évènements qui nous arrivent, et se laisser porter par le flux, le courant profond des choses.

« L’homme d’une vertu supérieure est comme l’eau. L’eau excelle à faire du bien aux êtres et ne lutte point »

Nul ne doit agir sur sa propre existence, (chacun doit donc se fier au flux de la nature, le Qi) ni sur l’existence des autres. C’est pourquoi la Chine répugne à s’immiscer dans les affaires intérieures d’autres pays.

« Avec la droiture on gouverne le royaume, avec la ruse on fait la guerre, avec le non agir on devient le maitre de l’empire (…).

Plus le roi multiplie les prohibitions et les défenses, et plus le peuple s’appauvrit,

Plus le peuple a d’instruments de lucre, plus le royaume se trouble,

Plus les lois se manifestent, plus les voleurs s’accroissent. C’est pourquoi le Saint dit : Je pratique le non agir, et le peuple se convertit de lui-même.

J’aime la quiétude, et le peuple se rectifie de lui-même.

Je m’abstiens de toute occupation et le peuple s’enrichit de lui-même.

 Je me dégage de tous désir, et le peuple revient de lui-même à la simplicité »


Quand on compare les politiques en Europe et en Chine, on est frappé par cet état de fait. En occident, en Europe, et aux Etats unis, les élections sont permanentes, des changements de politiques sont fréquents. Les changements de bords se succèdent, et il n’y a presque pas de vision à long terme. Et quasiment aucune à très long terme. Aux Etats Unis, les changements de présidents tous les quatre ans installent une instabilité permanente. Au bout de deux ans les présidents ne se préoccupent que de leur réélection, et les décisions qui portent sur le long terme n’existent pas, exception faite depuis peu, des accords sur le climat, comme l’accord climatique de Paris.  Le PCC, malgré ses défauts, (qui d’ailleurs peuvent être contraires à la philosophie taoïste : comme le centralisme à l’excès, la verticalité du pouvoir : vision confucéenne, la détention de tous les pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif) a un avantage de luxe : le temps. La vision politique à long terme. En analysant ce long terme, les courants profonds de nos sociétés, les mouvements tectoniques qui régiront la planète dans le siècle qui vient, la Chine possède un temps d’avance car elle prend des décisions qui prendront effet sur 10 ou 15 ou 20 ans. 

Certes la société chinoise est influencée plus surement à l’heure actuelle par le confucianisme, dans la vie politique et en entreprise. Par le bouddhisme dans la sphère traditionnelle familiale, mais le Tao agit également de manière plus sous-jacente pour ceux qui l’ont maitrisé, assimilé. Le Tao influe la Chine dans toutes ses couches, toute ses strates. C’est pour nous, une prodigieuse source d’apprentissage de la vie, et une philosophie du détachement. Le Zen, ou Chan, s’en est inspiré énormément dans sa vision quiétiste.

Nos dirigeants, gagneraient à mieux connaitre le Tao, ne serait-ce que pour mieux appréhender ce monde futur qui nous attend.