Alexis Gantier

Le Zen, le Chan

Le Bouddhisme Zen, Chan en chinois, est pour moi la parfaite synthèse de ce que le Bouddha a enseigné il y a bien longtemps. Dans le Chan il n’ y a pas de fioritures. Pas de moulin à prières, pas de superstition. Rien que l’Homme, en posture du lotus, son Zafu et lui même. Ecouter son corps, ses sensations. Affronter la douleur, son inconfort mais l’accepter. Etre parfaitement dans le moment présent. Le Zen c’est là. Ici. Maintenant. Le Zen c’est aussi la présence attentive. L’attention au moment. Apprécier l’eau délicieuse qui vous lave, sentir l’eau qui glisse sur votre peau, c’est apprendre à apprécier la nourriture que l’on mange, déguster chaque bouchée. Etre en osmose avec le cosmos. Car nous sommes, aussi le cosmos. Sentir le vent, sentir la pluie, aimer tout cela. Le Zen c’est aussi penser à la mort. Méditer sur elle. Car elle peut survenir à chaque moment , à chaque seconde. Méditer sur l’impermanence des choses et notre propre vanité à vouloir exister encore et toujours.

Que vient faire l’armée française en mer de Chine ?

Histoire d’un double standard

C’est avec une certaine consternation, ou un certain étonnement au choix, que nous apprenons que notre armée, notre marine, en l’occurrence, un sous-marin nucléaire d’attaque l’émeraude, et d’un bâtiment de soutien nommé Seine, ont croisé en Mer de Chine du sud à plus de 10000 kilomètres de nos côtes.

Selon notre ministre de la défense Florence Parly, la France entendait « montrer le drapeau français à l’appui des intérêts de Paris dans la région indo-pacifique » où la France « se considère comme un acteur autonome » afin de présenter une alternative pour les pays qui ne souhaitent pas s’aligner trop étroitement sur la Chine ou les États-Unis.

« Cette patrouille hors normes vient d’achever un passage en mer de Chine méridionale. Une preuve éclatante de la capacité de notre marine nationale à se déployer loin et longtemps en lien avec nos partenaires stratégiques australiens, américains ou japonais », a tweeté notre ministre.

L’idée même, que la France puisse déployer des forces armées avec les américains, japonais, et Australien est à franchement parler inquiétant. Inquiétant que la France, se donne le droit de s’arroger le droit de se considérer comme un acteur dans cette région du monde à haut risque.

La raison donnée est risible : pour enrichir notre connaissance de cette zone et affirmer que le droit international est la seule règle qui vaille, quelle que soit la mer où nous naviguons », a développé la ministre sur Twitter.

Imaginons un instant la réciproque : un sous-marin et un navire militaire chinois patrouillant dans le golfe de Gascogne, près de nos côtes, et la Chine se justifiant par la réplique : « enrichir sa connaissance de cette zone ». Immédiatement, la presse française, tous les médias, seraient sur les dents et on imagine sans peine le scandale qui s’ensuivrait. Que n’entendrait nous pas ? La Chine une menace mondiale pour la paix…La Chine à nos portes ! …bref un double standard.

En fait, c’est tout simple. La France joue les petits soldats en voulant se faire bien voir par l’administration américaine de Joe Biden à peu de frais. En effet, la France n’a aucun intérêt stratégique dans cette région du monde, la mer de Chine, et on peut dire que ce néo-colonialisme sous-jacent, et au mieux, pitoyable au pire une grave faute politique. La mer de Chine est au centre de l’attention des tensions sino américaines et la France n’a strictement rien à y faire.

Les américains, eux ne sont pas dans la même philosophie. L’objectif premier est de rassurer Taiwan, et à moindre mesure Hong Kong, et la Malaisie et les conflit maritime dans la région comme sur les îles Paracels et les iles Spratleys ne sont que broutilles pour l’administration américaine, tout comme pour la Chine d’ailleurs. Il est également essentiel de comprendre que le Japon et la Chine règlent un conflit maritime territorial, mais qu’en sous-main les objectifs pour les deux pays rivaux sont différends. Pour la chine il s’agit de sécuriser sa zone maritime, ses routes commerciales, ses intérêts stratégiques légitimes, en éloignant le Japon de ces zones, mais surtout les Etats Unis. Pour le Japon il s’agit de conserver la face mais surtout d’avertir la Chine de sa force concernant d’autres iles située bien plus au nord, les iles Diaoyu/Senkaku au nord de Taiwan. En effet, préserver ses iles lui permettent de conserver une zone maritime très éloignés de ses côtes et le Japon a déjà montré ses vaisseaux militaires près de ces îles. Pour les américains il s’agit bien sûr en premier lieu de montrer sa supériorité navale et dans un second temps de montrer à Taiwan, ainsi qu’à la Malaisie, qu’ils peuvent compter sur eux en cas d’agression et surtout de contenir la marine chinoise près de ses côtes.

On le voit, cette zone cristallise bien des tensions, et la Chine se doit d’être intraitable avec les américains concernant ces zones. Entre l’empire du milieu et les Etats unis, ne nous y trompons pas il s’agit d’une guerre froide, et les américains, qui possèdent déjà des bases militaires au Japon, en Corée du Sud, qui arment Taiwan, veulent entourer la Chine de toutes parts et l’encercler, pour finalement la contenir. Ce que la Chine de Xi Jinping refuse et combat de toute ses forces désormais.

Alexis Junjie

Petites réflexions sur le racisme banalisé lié au “Made in China”

A product made in China.

Depuis plusieurs jours, on entend sur les ondes et on peut lire dans la presse que le vaccin chinois pourrait être une option pour le gouvernement Français pour combattre le virus. On apprend que Viktor Orban l’autorise en Hongrie, et que la Serbie pourrait faire de même.

Aussitôt, cette info, reprise en boucle d’abord par les journalistes, puis pas par les réseaux sociaux se repend comme une trainée de poudre.

On entend cette fameuse phrase : « Je ne fais pas confiance au vaccin chinois ». Sous-entendu : Je ne fais pas confiance aux chinois. « Pourquoi ? » leur répond on …. Deux réponses arrivent irrémédiablement :

« Parce que on n’a pas d’infos sur ce vaccin ». Même si des millions de gens sont vaccinés en Chine, en Indonésie, en Amérique du sud et en Afrique par le vaccin développé par Sinopharm. On parle ici de plusieurs dizaines de pays, des dizaines de millions de personnes. Mais la condescendance est plus forte. Il s’agit d’Africains, de chinois…ils ne savent pas ce qu’ils s’injectent vous comprenez…

Très bien. Et c’est là, qu’on sort du factuel, pour arriver au lieu commun.

Le vaccin chinois serait à proscrire parce que c’est du « made in china ». Le fameux Made in China, synonyme de produits de basse qualité, à durée de vie ultra courte, ne respectant aucune règlementation…alors même que c’est avec la réglementation européenne que sera validé ou non ce vaccin en Europe.

Mais mon propos n’est pas celui-ci. Mon propos est bien évidemment de parler de cette idée profondément installée dans l’esprit inconscient de nos concitoyens. Cette opinion quasi générale en Europe que la Chine produit des biens de mauvaise qualité. « Elle inonde nos marchés ». « Elle prive nos pays occidentaux d’usines ». « Elle nous prive d’emplois », bref, il faut cesser d’acheter chinois. Voilà, à peu près, les raccourcis stupéfiants que la majorité des français approuvent par ignorance ou par racisme assumé. Peu leur importe finalement qu’acheter « chinois » ne veut rien dire.

Même si d’évidence, acheter chinois ne signifie pas acheter à des entreprises chinoises. Quand le quidam français achète ses belles chaussures, ou des jouets à ses enfants, produits fabriqués en Chine, ce quidam enrichi d’abord ces marques occidentales qui ont délocalisé pour leur unique profitabilité. Profitabilité qui n’a servi qu’à enrichir les actionnaires et les patrons de ces groupes.

Qui est perdant ? l’ouvrier français, qui perd son travail ? L’ouvrier chinois , payé une misère par ses patrons étrangers ? Les deux. Mais la Chine n’avait pas le choix. Il fallait produire, fabriquer pour faire travailler sa formidable masse de travailleurs peu qualifiés. Et apprendre. Apprendre les techniques. Pour plus tard, augmenter les salaires, et produire du plus haut de gamme. Et créer ses propres entreprises. Et parier sur sa propre consommation intérieure. La Chine a parié sur l’avenir. 

Mais revenons en arrière. Petit rappel des faits : La Chine dans les années 80 et 90 se développe très rapidement. Deng Xiaoping, alors président, a un objectif, faire rentrer la Chine dans la compétition internationale. La capacité de production de biens manufacturés augmente de façon exponentielle. Les capitalistes européens et américains ne s’y trompent pas. Produire à bas cout, parfois pour la moitié du prix de revient de fabrication dans leur pays, est une aubaine incroyable pour la rentabilité de ces entreprises frappés par la crise économique. La Chine leur promet un rêve :  Produire pour moitié moins cher, et revendre au même prix qu’auparavant. Les marges explosent. Les revenus de centaines de patrons, d’actionnaires, explosent. On peut ainsi dire que le grand capitalisme, le libéralisme, que l’on peut appeler l’ultra libéralisme est devenu ce qu’il est aujourd’hui grâce aux ouvriers chinois qui travaillaient pour 400 yuans par mois 10 heures par jours, 6 jours par semaine.

Qui est coupable ? L’ouvrier chinois qui travaille pour une misère, ou les entreprises occidentales qui ont choisi de faire produire dans ces usines d’esclaves ? Mais c’est sans doute trop penser pour ces contempteurs de l’empire du milieu.

Depuis une dizaine d’années les salaires augmentent en Chine, et beaucoup d’ouvriers heureusement sont sortis de la misère. La Chine, grâce à son dynamisme économique, va devenir sous peu, ce que les économistes appellent « Un pays développé ». Le Made in China va progressivement disparaitre en ce qui concerne les produits low costs (textile, petit électroménager, jouets, ). De plus dans le même temps les entreprises chinoises ont augmenté l’automatisation, et les robots prennent de plus en plus la place d’ouvriers.

Car désormais la Chine crée ses marques : Tencent, Alibaba, Huawei,Baidu toutes connues et s’exportant dans le monde entier désormais. Mais là non plus cela ne convient pas aux capitalistes occidentaux… Ceux-ci s’offusquent alors que ces entreprises soient contrôlées par le PCC. Ce qui est plus ou moins exact, mais de manière certaines, elles ont des comptes à rendre à l’état chinois. Est-ce cependant un problème ? Aux yeux des capitalistes et des fonds de pensions américains sans doute, mais aux yeux des dirigeants chinois ce n’est pas un souci. Bien au contraire. Pour eux, une entreprise d’état à des comptes à rendre, a des obligations en matière d’emploi, de sécurité nationale. Leur gouvernance doit d’abord être validées par l’Etat chinois. Et alors ? N’est-ce pas ce qu’on demande à une entreprise étatique ?  Les responsables politiques français, de droite comme de gauche semblent s’en rendre compte.

La Chine doit prendre conscience que, le matraquage intellectuel sur le made in china a été tel pendant des années que son image dans les pays occidentaux est amoindrie et fragile. Je ne parle même pas de son image en matière purement politique qui est désastreuse. En en prenant conscience, elle accélèrera la création de ses propres géants sans se préoccuper de ce qu’en pense les européens et américains. Mais ne nous y trompons pas. C’est l’ultralibéralisme économique qui est la principale cause de ces dérèglements. Seule, une fabrication locale, des salaires dignes, une consommation responsable fera changer les choses au niveau mondiale. La Chine ne le pourra pas toute seule.

Alexis Junjie

Shanghai, ville duelle,

Souvenirs de Shanghai (1)

Je suis abordé par une jeune femme tenant à la main plusieurs petites roses.  Shi Kuai Qian, 10 yuans. Je lui souris gentiment tout en lui faisant non de la tête.  Le bund regorge de monde ce soir-là.  Il faut dire que le temps s’y prête.  Les soirs d’été, c’est un lieu de promenade idéal.  Shanghai est la perle de l’Asie, ou le Paris de l’orient comme on l’entend ici et là, et le Bund en est son fleuron.

On y croise des voyageurs, des touristes européens, américains.  On y croise des familles de chinois entières, des petits enfants aux grands parents.

Derrière moi, les bâtiments d’architecture coloniale.  Sur l’autre rive du Huangpu, se dressent les hautes tours de Pudong.  Les chiffres donnent le vertige.  Tour Pearl Tower 468 mètres, Tour Jin mao 421 mètres, International finance center 492 mètres, et la plus haute, la Shanghai Tower 628 mètres, deuxième tour la plus haute au monde.

Au milieu des grattes ciels
Artère de Pudong

Les gens les prennent en photo.  Fiers de poser devant elles.  La nuit tombe rapidement…l’heure tourne, bientôt, il est 22h, mais il fait encore chaud : 26 degrés.  L’été à Shanghai est chaud, très chaud.  Il n’est pas rare que la température frôle les 40 degrés en journée et descend rarement sous les 25 la nuit.  Beaucoup de chinois se promenant sur le Bund sont des « Waidiren » comme les appellent les Shanghaiens avec un brin de condescendance.  Des chinois de campagnes.

Ce qui me frappe aussi c’est que personne ou presque ne photographie les vieux immeubles du Bund, symboles de la présence anglaise.  Pourtant il est interdit de les détruire, de les modifier, ou de les reconstruire, ils sont classés monuments historiques.  La plupart datent du début du siècle dernier jusque dans les années 1930.  Le Peace Hotel, le bâtiment du commerce extérieur, la Bank of China. Mais les touristes n’en ont cure.  Seules ces immenses tours de Pudong ont grâce à leurs yeux.

En marchant quelque peu sur les rives, j’atteins la vieille ville de Shanghai, ses vieilles maisons, pour beaucoup très délabrées, ce qu’on appelle les Shi-Ku-Men et les allées Li-Nong.  Les Shi-Ku-Men sont de vieilles maisons qui datent pour la plupart du début du XXème siècle, et elles sont restées dans leur jus.  Les gens qui y vivent sont pauvres, et beaucoup de ces habitations sont détruites ou en voie de l’être…

J’y déambule en souriant à ses habitants, tous très occupés.  Un peu plus loin, en sortant de la vieille ville, sur Huai Hai Lu, je m’arrête dans une petite boutique, typiquement chinoise où l’on peut acheter toutes sortes de bon mets à déguster…viandes séchées, brochettes, fruits séchés…

Magasin alimentaire typique

Shanghai doit être admirée de nuit me disait un ami chinois ; Je ne pouvais qu’acquiescer.  

Nanjing Dong Lu

J’aimais prendre le métro de Shanghai, d’abord parce qu’il est propre, ensuite parce que j’aimais regarder les gens.  Des jeunes cadres trentenaires chinois allant travailler à Pudong dans leur petit costume cintré, les cheveux noirs impeccablement coiffés et leurs petites lunettes.  Les jeunes femmes Shanghaiennes, pour certaines maquillées, souvent très belles.  On dit à Shanghai que ce sont les femmes qui tiennent le couple.  Les hommes shanghaiens paraissent souvent aux autres chinois comme efféminés.

Ce qui est frappant à Shanghai est l’impression de dynamisme qui en émane.  Dans le métro, je suis souvent étonné de la moyenne d’âge des gens autour de moi.  30 ans tout au plus.  Chacun d’eux a le nez collé sur leur portable dernier cri, avec des dizaines d’applications téléchargées.  L’augmentation du pouvoir d’achat des chinois n’est pas un mythe.  Il est là, réel, palpable.

Les Shanghaiens ont envie de réussir.  Une envie incommensurable.

J’aime Shanghai depuis le premier jour où j’ai foulé son sol.  On se sent comme une petite particule dans cette immensité.  Mais cela nous donne un sentiment d’humilité face à ce gigantisme.  La vie y est tellement trépidante tout autour de vous, et même les personnes âgées se lèvent à 6 heures du matin et sortent de chez eux pour faire leur gymnastique quotidienne, Taiji, Qigong… et dans cette ville, vous vous devez de survivre, de combattre sinon on vous oublie à votre sort.  C’est cela Shanghai, une dualité.  La vie y est aussi bien douce que brutale.

Instants dans le métro

La nuit avançant, la fatigue m’imprégnant, je décide de m’isoler et de descendre au terminal Zhong Shan Park.  En sortant du métro, une musique gaie envahit mes tympans.  Plusieurs dizaines de couples entourés par une foule de badauds dansent au son d’un petit orchestre, la joie se lit sur tous les visages.  Les gens sont tous d’un certain âge.  Sur ces visages, on sent la joie de déguster un moment simple de bonheur.

Après avoir partagé ce bonheur avec eux, je décidai de rentrer chez moi, l’esprit au calme.  Shanghai ne dormira pas.  Shanghai ne dort pas.  Elle s’assoupit les yeux mi-clos, au milieu de la nuit, juste un peu, afin de récupérer toute sa vigueur pour le lendemain.

Le ChinaBashing

Chacun a pu constater une offensive en règle des médias occidentaux (français, anglais, allemand et américains principalement) contre le PCC Chinois, le président Xi Jinping, mais plus globalement contre la Chine elle-même. Chaque jour, un nouvel article à charge, chaque jour, une nouvelle insulte, chaque jour des dénégations, chaque jour des accusations pour certaines mensongères. D’où cela vient-il ? Pourquoi, une telle offensive ?

En recherchant un peu, on peut situer le début de cette vaste campagne de
dénigrement en 2007 et 2008 avant les Jeux Olympiques de Pékin. La Chine,
auparavant, était plutôt vue comme un pays en expansion économique, ou les entreprises françaises pouvait délocaliser à moindre coût leur production, et où tout était possible. Mais la puissance économique grandissante du pays a commencé à froisser les États Unis, et pour certaines élites du pays à bannière étoilée, il fallut s’attaquer à l’empire du milieu.
L’attaque vint d’abord de la gauche. La gauche américaine, puis la gauche française.

La Chine était un pays qui ne respectait pas les droits de l’Homme, qui enfermait les tibétains. Même si tout cela était un tissu de mensonges cela n’était rien pour nos penseurs de gauche. Par la suite comme elle se rendit compte que leur cause pour les tibétains ne donnait rien elle s’attaqua à la cause Ouighoure ainsi qu’aux pauvres opprimés d’étudiants d’université protestantes de Hong Kong.

La Droite économique, et les conservateurs, les libéraux, ne s’attaquent pas encore à la Chine, à cette époque car elle était pour eux un formidable marché en expansion, et les affaires sont les affaires. Cela ne durera pas longtemps. Des 2012 et l’arrivée de Xi, on vit un changement profond des médias portés par les grands capitalistes (Dassault pour Le Figaro, Niel pour Le Monde, et Bergé pour L’obs) .La Chine ne s’ouvre pas. La Chine refuse nos investissements, refuse que Apple, Google, Facebook, et tant d’autres entreprises américaines ne viennent prendre toute la place comme dans l’Europe vassale. La Chine résiste. Invente son propre modèle économique. Sans les Etats Unis. Elle se rapproche de Poutine et de la Russie, et en quelques années la Chine vise la première place économique aux États Unis.

Les années ont passé, et désormais, depuis les évènements de Hong Kong,
l’attaque est globale. Venant de la presse : Du Washington Post, du Guardian, de L’obs, du Figaro, du Monde , à la télévision : CNN, Fox News, en passant par les politiques dont à leur tête : Nancy Pelosi, démocrate, Ricky Rubio, conservateur, Trump bien sûr et bien d’autres… Les relais anti chinois font entendre leur voix. De plus en plus fort. De manière de plus en plus grossière.

La crise du Covid 19, est le summum de l’offensive. On le voit, on le lit désormais partout : La Chine est responsable. De Tout. Même si l’incurie générale en France et aux États Unis vis-à-vis de la réponse à donner à cette épidémie est risible.

La Chine est le bouc émissaire et il s’agit de la faire savoir.
Mais la crise du Covid 19 a démultiplié les attaques. La Chine aurait négligé les premiers signes, caché les premiers malades, dissimulé les nombreux cas. Or, et cela est démontré par tous ceux qui vivent en Chine, l’empire du milieu a, comme nombre de ses voisins asiatiques, au contraire, mieux traité la gestion du Covid 19 que l’Europe et infiniment mieux que les Etats Unis ou un président inepte a mis en danger délibérément la santé de son peuple par ses mensonges, et énormités.


Aujourd’hui, force est de constater les chinois, vivent débarrassés du virus, et même les médias main Stream sont obligés d’en convenir.
Mais sous couvert du China Bashing, le racisme banalisé n’est jamais loin. Les unes du Figaro Magazine, dernièrement, et les unes d’autres magasines sont à la limite du racisme banalisé. Envoyé spécial, un magazine de France 2 s’y met aussi, quoique ce n’est pas la première fois que ce magasine faussement investigateur s’y colle en matière de reportages bidonnés. Ces magasines sont en manque de ventes car la presse magazine va très mal. Les ventes sont catastrophiques pour l’immense majorité. La plupart sont subventionnés par l’état et sans cet argent ces magasines couleraient en quelques semaines.

Pour tous ceux qui aiment ce pays, ses habitants courageux, qui aiment la chine, cette civilisation millénaire, ses hommes et ses femmes, je dis, mobilisez-vous ! Les donneurs de leçons américains et européens, n’ont aucune leçon à donner. Je lance une alerte générale. Les actes de racisme contre nos amis chinois, franco-chinois, ou bien français d’origine chinoises sont chaque jour plus nombreux.

En France et ailleurs. Malheureusement pour les médias, et certains citoyens influençables : Le péril jaune est de retour.
Alors je dis : Attention ! La vigilance et la solidarité doit nous guider les uns les autres. Créons une entraide entre nous : amis de ce pays. Dénonçons les
mensonges, les hypocrisies des médias, inlassablement. Essayons de donner justice à ce pays, qui serait faussement responsable du chaos du monde. La fraternité des peuples des nations du monde est en danger. Ils veulent le chaos, ils veulent la désunion. Ils veulent un bouc émissaire pour cacher le délitement des civilisations occidentales. Ne les laissons pas accuser, sans réagir, la Chine et son peuple !