Category: Géopolitique

Quand l’Europe s’étonne de recevoir la monnaie de sa pièce par la Chine

Dans ce prélude à cette nouvelle guerre froide voulue par l’occident, la situation s’est encore détériorée.

crédit: Adobe Stock

L’union Européenne a ouvert le bal et a décidé d’appliquer des sanctions contre quatre dirigeants chinois du PCC considérés comme étant responsables de la politique repressive menée au Xinjiang contre l’Islamisme radical. Ces sanctions concernent des avoirs détenus par ces personnes, et l’interdiction de se rendre en Europe.

Mais pour la première fois, la Chine a répliqué. Et c’est une première. 10 personnalités européennes sont ciblées dont le chercheur allemand Adrian Zenz, menteur professionnel, et principal divulgateur de fake news concernant cette région où il n’a jamais mis les pieds. La plupart des accusations qu’il porte sont truffés d’erreurs, d’approximations, d’omissions, etc…. Figurent également l’euro député Raphael Glucksmann, qui fait de la reprise des mensonges de Zenz son fond de commerce. Personnage peu charismatique, il a trouvé son cheval de bataille pour que l’on parle de lui, rien que de lui. Son père, André Glucksmann, était dans sa jeunesse un maoïste convaincu. Un souci œdipien pour Raphael, dans sa haine du PCC? En tout cas, ces personnalités sont interdit de séjour en Chine, à Hong Kong et Macao. Pékin a dénoncé des actes « portant gravement atteinte à la souveraineté et aux intérêts de la Chine et des mensonges ainsi que de la désinformation » ainsi que ” l’attitude condescendante de l’Europe qui se considère comme un professeur des droits de l’homme”.

Enfin ! La Chine répond, et accuse l’Union européenne, et certains de ses députés, de mensonges, propagande grossière et d’ingérence. Il n’était que temps. Certes, ces mesures sont anecdotiques, certes les principaux intéressés sont même fiers d’avoir cette “médaille” autour du cou.( dixit Glucksmann sur son compte twitter). Mais c’est un signe que la Chine ne s’abaissera pas et ne se laissera pas intimider.

Alors certes, Lu Shaye, l’ambassadeur chinois commet certaines maladresses, voire erreurs, comme sa sortie l’été dernier concernant les Ehpad en France. Ou bien encore, sa riposte digne d’une dispute de cour d’école, au chercheur français Antoine Bondaz, le qualifiant de “petite frappe”. L’ambassade de Chine, deuxième puissance mondiale, n’a pas a se rabaisser à ce point là, et insulter des individus dont personne ne connait l’existence, et sur qui désormais, tous les projecteurs sont soudains braqués..

Certes la Chine doit répliquer quand des mensonges sont proférés, elle doit répliquer quand des sanctions lui sont portées, mais les insultes de cour d’école ne sont pas dignes et à la hauteur du débat. En répondant point par point, fait contre fait, la Chine en sortira grandie.

La Guerre USA-Chine démarrera-t-elle à Taiwan ?

Si on utilise le vocabulaire américain, il y a une ligne rouge que personne ne peut franchir sans provoquer une guerre directe et immédiate avec la Chine. Il s’agit bien de la question de Taiwan. L’indépendance de l’île signifie le début des opérations militaires immédiates et sans retour en arrière possible de la part de la Chine.

Tous les pays le savent, Taiwan le premier. La stratégie de Obama était de préserver cette zone au cœur de la zone chinoise comme une épine dans le pied de pékin. Puis, faire front commun avec les alliés traditionnels pour étouffer la Chine afin qu’elle cède sous le pression venant de tous les côtés. C’est une stratégie bien connue du jeu de Go. Un jeu où les démocrates sont passés maîtres.

Trump était assez étranger à toutes ces subtilités. Il préfère appuyer fort sur Taiwan pour le faire devenir le fer de lance de sa politique d’agression directe. Mais ce qu’il ne comprend pas, est que si on tente de faire avancer des pièces isolées en terrain ennemi, cela pourrait pousser l’ennemi qui en a les moyens de les éliminer les premiers. On perd alors l’initiative sur l’échiquier (du jeu de GO), et l’offensive risque de se transformer en un jeu défensif.

Que fait Biden?

Ou plutôt Obama II ?

Voyons ce qui se passe à Taiwan depuis l’investiture de celui-ci.

Le 1er Février, un événement important est passé totalement inaperçu sur les médias français, trop occupé à traquer le pangolin responsable de la pandémie dans les restaurants chinois du 13ièm arrondissement de Paris. Il s’agit du retour sue la scène politique de ZhaoShaoKang ( 赵少康 ).

Ancienne étoile montante du parti nationaliste GuoMinDang, il s’est retiré de la politique dans les années 90 pour se consacrer à sa vie médiatique. Son retour au parti d’opposition intrigue. Il est claire qu’il se prépare pour les élections de 2024. La question est, qui a été capable de le convaincre de revenir en politique après toutes ces années? En effet, le parti nationaliste a perdu les deux dernières élections au profit de du Parti démocrate progressiste de CaiYingWen ( 蔡英文), pro-US. Celle-ci était particulièrement active durant les émeutes à HongKong.

Mais seulement voilà, les vents ont tourné pour elle. Même Time qui avait pourtant élu Mme. Cai comme la seule personne capable de diriger la seule démocratie chinoise, a du retourner sa veste.

voici parmi les 100 personnalités émergentes de 2021, élues par Time.

https://time.com/collection/time100-next-2021/5937701/johnny-chiang/

On retrouve un certain Johnny Chiang ( 江啟臣), actuel président du parti d’opposition nationaliste. Inconnu ou presque en Occident, le voilà promu comme une personne sur qui il faut compter en 2021. Lui, qui doit aussi accueillir le retour d’un vieux routard de la politique comme ZhaoShaoKang au sain de son parti pour contrer Mme. Cai en 2024.

La lecture est la suivante: Cai est lâchée par Biden. Celui-ci ne veut pas de guerre directe avec la Chine. Cai est considérée comme trop indépendantiste, et gène le jeu américain. La guerre Chine-USA sur la question de Taiwan n’aura très probablement pas lieu sous l’administration Biden.

Mais, cette guerre militaire mais silencieuse, sous une forme méconnue du grand public, a bien eu lieu, 3 jours après l’investiture de Biden, en mer de Chine du sud. Il s’agit d’un affrontement directe de guerre électronique entre la US NAVY et l’APL.

On voit que la guerre peut avoir lieu n’importe d’où, n’importe quand, sous n’importe quelle forme. Il n’est pas nécessaire d’avoir mort d’homme, mais les conséquences peuvent être tout aussi désastreuses pour les perdants. Si le point chaud n’est plus l’île de Taiwan, il existe bien. Et avec Biden, il risque d’y avoir de plus en plus de points chauds sur tous les fronts. On reconnaît bien le style d’Obama.

On a vraiment si peur des téléphones Huawei?

Non.

Mais il fallait bien une feuille pour cacher la forêt. En effet, Oppo, XiaoMi, Oneplus ou wiko fabriquent aussi d’excellents modèles de téléphones pour moins chers. Pourquoi cet acharnement sur Huawei? On a si peur de leurs antennes 5G? à moins que ce soit les concentrateurs? les routeurs?switches? clé wifi?

Sous l’ère Trump, les états-unis ont décidé de “ramener la Chine à l’âge de pierre”, et Biden ne fait que persister dans la même voie. La preuve est sur le site de l’ambassade des états-unis:

https://fr.usembassy.gov/fr/annonce-de-lextension-du-programme-clean-network-destine-a-proteger-les-atouts-des-etats-unis-par-michael-pompeo/

C’est le programme “clean network” qui consiste à interdire toute activité de la Chine sur 5 secteurs numériques identifiés:

Clean Carrier: FAI propre

Clean Store: Magasins d’applications propre

Clean Apps: applications mobiles propres

Clean Cloud: Service de nuage propre

Clean Cable: Liaison optique transcontinentale propre

Les noms des majors chinois de ces 5 secteurs du numérique sont clairement cités sur la page de l’ambassade américaine: Tencent, Alibaba, Huawei ou Baidu… rien n’échappe à la vigilance. Le nom de Huawei apparaît 2 fois sur la page. Quatre lignes, lui sont entièrement consacrées. Cela montre bien la priorité que les agences américaines s’accordent vis à vis de Huawei.

Si la Chine ne peut plus se développer sur ces 5 secteurs précédemment cités, que deviendra-t-elle?

Elle sera cantonnée à nouveau à son rôle de fabriquant de chaussures et de jouets à bas coût et à bas prix. Les intermédiaires pourront, à nouveau, vendre ses babioles à 1€ sorties d’usines, à 15€ une fois arrivées dans les rayons en Europe.

Mais pourquoi cette obsession sur Huawei? Et qu’est ce que cette histoire avec le “clean cable”: liaison transcontinentale propre?Les états-unis ont la capacité de pirater les liaisons transcontinentales du monde entier lorsque cela ne lui appartient pas. Et quand on sait que sur les 430 liaisons sous-marines mondiales, la plupart sont opérées par les acteurs américains, la NSA ne doit pas être débordée de boulot de ce coté-ci.

Mais il y a un endroit où les opérateurs US sont absents, voici l’image:

Et oui, c’est passé sous silence dans les médias Français, trop occupés par le pangolin. Chaque point est une connexion terrestre. Le départ étant le Pakistan qui a une liaison terrestre vers la Chine, le terminus est à Marseille, sur les jolies plages de Prado.

Ce câble entièrement financé par HKT reliera en 2021 la France au Pakistan.

Cette liaison optique Eurasienne fait actuellement 12000Km de long. En France, c’est Orange qui opère pour l’accueil de la liaison à Prado. Pour le reste, c’est 亨通 (HengTong) qui s’en occupe.

Cette liaison qui connecte quelques meilleurs ennemis de l’Amérique, s’appelle PEACE ( Pakistan & East Africa Connecting Europe). Et pour couronner le tout, le troisième plus gros actionnaire de HengTong est bien Huawei. Celui-ci est le fournisseur de tous les équipements nécessaires à la liaison PEACE.

Et parmi ces équipements, un seul est absolument critique: le hub à l’accueil de la fibre, lorsque celle-ci débarque sur le data center à la plage de Prado. Si on doit pirater une liaison inter-continentale, c’est là qu’il faut opérer.

Problème: ce HUB est propriété de Huawei. oups! C’est un peu plus délicat que si c’était un Cisco ( Américain ), en effet. Nous comprenons alors toute l’importance du paragraphe “clean cable” et cet acharnement sur Huawei.

L’illumination de la liaison est prévue fin 2021. Les temps d’accès et le débit entre l’Europe et la Chine seront grandement améliorés. Biden n’aura finalement pas réussi à impressionner l’Europe, un point pour la France.

Myanmar: A qui profite le crime?

C’est le genre de question que se pose souvent Hercule Poirot, et ce serait bien que tout le monde sache faire travailler ses petites cellules grises comme lui. Mais sachons aussi, que celui qui profite du crime, n’est pas forcément le criminel…

D’abord, plaçons nous dans le contexte. La Chine est un géant fragile. Le détroit de Malacca est un point vital où transitent la majeure partie de ses import/export. A tout moment, la US NAVY pourrait fermer le détroit, et étouffer 1 milliard et demi d’humains.

Que faire?

Solution 1: les nouvelles routes de la soie passant par XinJiang, la région des ouïghours.

Solution 2: contournement par le nord du détroit, par voie terrestre. Il s’agit d’emprunter une voie terrestre pour déboucher sur l’océan indien.

La solution 2 a été trouvée en Birmanie. La Chine a investi 5.5 Milliards d’euros dans diverses infrastructures, dont un pipeline reliant le port en eau profonde de Kyaukpyu en Birmanie à la ville KungMing en Chine.

La Birmanie est aussi un pays riche en ressources naturelles. Elle a presque tout: gaz, pétrole, terre rare, cuivre, or … Les chinois adorent y aller pour dénicher les pierres semi précieuses. Autant de ressources précieuses à la porte de la Chine suscite forcément l’intérêt de celle-ci.

Le premier Février 2021, les militaires ont fait un coup d’état. Pékin appelle à toutes parties à trouver une solution dans le calme. Est-ce sincère? Sur le web, des rumeurs courent et accusent la Chine de soutenir les militaires dans leur répression meurtrière des manifestants.

sur cette image, on raconte que des soldats chinois sont à Rangoun. “trop blancs pour être birmans”, peut on lire dans les commentaires en birman. Mais pourquoi envoyer des soldats chinois pour se servir des équipements birmans, alors que la Chine possède des équipements bien meilleurs?

Voici un démenti de l’association des commerçants chinois en Birmanie, contre les rumeurs de fournitures de matériels militaires chinois aux putschistes. Il s’agit en réalité de fruit de mer importés depuis la Chine.

Sur cette image, il est écrit que des faux billets de banques en monnaie birmane sont arrivés de Chine pour payer les militaires.

Ces fakes news à dormir debout ont eu pour conséquence, des attaques de ressortissants chinois, et un fort ressentiment anti chinois dans le pays.

D’où viennent ces fakes news? Une enquête de global times a montré que certains éléments Hongkongais en fuite seraient derrière tout ça. voici l’un d’entre eux : LuoGuanCong.

Mais ils ne sont pas seuls. Il existe une alliance nommée: “l’alliance des thés au lait” : 奶茶联盟 dans le secteur.

Pourquoi ce nom étrange? Cette alliance comprend des thaïlandais, taïwanais et hongkongais, tous connus pour consommer du thé au lait, chacun sa recette. LuoGuanCong appelle les manifestants birmans à rejoindre l’alliance des “thés au lait” pour la démocratie.

Et il est loin d’être le seul hongkongais impliqué dans les affaires birmanes.

Leader militaire birman avec le milliard hongkongais Jimmy Lai, actuellement en prison

Selon le site dimsumdaily.hk:

https://www.dimsumdaily.hk/jimmy-lai-offered-burmese-army-general-who-overthrew-the-elected-govt-an-expensive-watch-for-investment-opportunities-in-2013/

Le milliardaire hongkongais Jimmy Lai, actuellement en prison, serait soupçonné de corruption active au Myanmar notamment envers le leader de la junte militaire Min Aung Hlaing, pour y avoir des facilités d’affaires.

L’affaire est loin d’être aussi simple qu’une contestation de vote.

Je vais donc essayer de ne pas juger le bien fondé de leur action ni celles de la Chine. Je vais simplement placer les choses dans le contexte:

La Chine joue sa survie en Birmanie comme dans la région de XinJiang. Myanmar représente un intérêt vital et stratégique non seulement à cause de ses ressources, mais surtout parce qu’il est à la porte de la Chine. Et elle ne peut tolérer la présence de troubles à sa porte. Le coup d’état n’arrange vraiment pas ses petites affaires dans le sud-est asiatique. Même le NewYork Times l’a admis dans son analyse publiée le 5 Février.

Analyse par NewYork Times de la situation au Myanmar et son impact pour la Chine

https://www.nytimes.com/2021/02/05/world/asia/myanmar-coup-china-united-states.html

Prendre partie pour l’un ou l’autre, maintenant, conduira la Chine dans un échec stratégique dans cette partie de l’Asie. Et elle ne peut simplement pas se permettre de perdre son accès à l’océan indien.

Donc, je repose la question : à qui profite le crime?réponse: Beaucoup de monde, sauf la Chine.

Le China Bashing (2)

Après avoir regardé ce reportage racoleur « Chine la grande offensive » diffusé par Complément d’enquête sur France 2 hier soir, on reste pantois d’amusement, mais également agacés car il y aura malheureusement des victimes collatérales et notamment la montée d’un racisme anti chinois à craindre à la suite de ce genre de reportage sensationnaliste, absolument vide du moindre intérêt.

Le réalisateur de ce reportage de qualité médiocre, Michael Sztanke, aurait pu le nommer « le péril jaune ». Cela n’aurait pas dénoté de l’ensemble tant ce travail est ni fait ni à faire et ressemblant au plus à un film de propagande des années 30….

Qu’y a-t-il eu de présenté dans ce faux document et vraie enquête à charge ?

Nous apprenons donc que la Chine s’essaie à la diplomatie, qu’elle essaie d’influencer le reste du monde à ses idées par des réseaux d’influence comme son ambassade, des hommes d’affaires, des anciens ministres, des chercheurs et des français lambdas qui aiment ce pays sincèrement. Mon dieu.

On apprend que la Chine fait du lobbying, ce que tous les pays du monde font. On apprend aussi que les réseaux Institut Confucius sont des méchants relais de propagande de l’état chinois. Peu importe pour les réalisateurs de ce reportage, que l’institut ne fasse la promotion que de l’apprentissage de la langue, la gastronomie et la culture chinoise au sens large. Mais ce n’est pas grave. Tous les mensonges sont bons. Plus c’est gros plus ça passe. Combien de français connaissent réellement les Instituts Confucius ? Très peu. Le mensonge est à bon compte. Personne n’ira vérifier.  On apprend donc avec consternation que la gastronomie chinoise et apprendre le chinois sont des instruments de propagande de l’Etat chinois et que vous vous y rendez à vos risques et périls ! On y apprend que la Chine souhaite éviter que l’on parle dans ses propres magasines « la Chine au présent » du Tibet, de Taiwan, de Tiananmen, excusez du peu ! Ces journalistes sans doute souhaiteraient être les rédacteurs en chef et écrire à la place des chinois….

Le journaliste s’offusque que la Chine, partenaire d’une Université belge obscure, refuse que l’on parle des ouighours et que l’on raconte les mensonges éhontés sur cette minorité …Scandaleux !

Bien sûr, la Chine a beaucoup de travail à faire pour mieux communiquer en Europe. Sans doute que le PCC a commis quelques maladresse, notamment l’interdiction de cette Expo à Nantes sur Gengis  khan.….ce qui fut sans doute désastreux, en terme d’image . Sans doute, que l’ambassadeur chinois en France pourrait mieux faire pour expliquer au français moyen ce qui se passe au Xinjiang.

Mais dans ce genre de reportage biaisé, tout est sujet à caution. Même le vocabulaire choisi minutieusement et utilisé pour qualifier le PCC :

La voix off utilise le terme « Les Chinois » au lieu de parler du gouvernement chinois. (PCC).

 De même, employer le mot « régime », pour qualifier le gouvernement. Tout ceci est fait à dessein, rien n’est laissé au hasard, chaque mot est pesé pour susciter la peur ou le rejet.

On passera rapidement sur une obscure enquête à Hollywood ou le journaliste s’offusque que les chinois refusent que certains films dont ils financent la production montre des scènes de nudité, ou parle de Taiwan…c’est absolument risible dans la mesure ou Hollywood fait du soft power depuis des décennies. On passera rapidement sur des images où on nous montre des chinois à des postes clé de l’OMS ou d’autres organisations comme on montrerait des pestiférés, des hommes complotant à des fins obscures comme on montrait les juifs dans les années 30…

Bref, au bout du compte, et après 1H 20 de doc, rempli de musiques pour faire peur, de témoignages périphériques et inutiles, de vide intersidéral du contenu, on se dit que la soif sensationnaliste, la soif de vendre pour Babel est plus fort que tout. Même plus fort que leur intégrité journalistique. Mais depuis la crise des gilets jaunes on s’en doutait un peu… Je ne m’attarderai pas sur ces deux boites de productions de documentaires, Babel et Baozi, deux petites boites qui surfent sur la vague anti chinoise des médias pour arrondir leurs fins de mois. On ne s’attardera pas non plus sur leur objectivité, tout ça, c’est du menu fretin, non ce qui nous intéresse c’est plutôt pourquoi les dirigeants de France 2, chaine publique, payés par nos impôts cherche à nuire à la Chine ? Qu’y a-t-il derrière toute cette campagne de désinformation ?

Difficile à dire. Les dirigeants de programmes de France 2 sont à la recherche de docs sensationnalistes pour faire peur au français moyen et c’est une des multiples facettes de ce que l’on peut désormais appeler les « China haters « » avec Raphael Glucksman, député européen en tête d’affiche et Arnaud Montebourg, ancien ministre. Il s’agit d’un ensemble plus ou moins protéiforme, dont l’objectif ultime est de décrédibiliser la Chine aux yeux du public.

Glucksman on y reviendra dans un autre article est un influenceur proche Etats Unis, inféodé totalement aux mouvements ultralibéraux. Il fut membre de réseaux atlantistes, néo conservateur, (ancien membre du cercle de l’oratoire) et il est la figure de proue en France de l’anti Chine.

En tout cas, et pour conclure, le China Bashing est sur la télévision publique, et promouvoir la méfiance d’un pays entier, de ses citoyens, est au mieux minable, au pire lamentable et indigne d’une chaine du service publique.

Que vient faire l’armée française en mer de Chine ?

Histoire d’un double standard

C’est avec une certaine consternation, ou un certain étonnement au choix, que nous apprenons que notre armée, notre marine, en l’occurrence, un sous-marin nucléaire d’attaque l’émeraude, et d’un bâtiment de soutien nommé Seine, ont croisé en Mer de Chine du sud à plus de 10000 kilomètres de nos côtes.

Selon notre ministre de la défense Florence Parly, la France entendait « montrer le drapeau français à l’appui des intérêts de Paris dans la région indo-pacifique » où la France « se considère comme un acteur autonome » afin de présenter une alternative pour les pays qui ne souhaitent pas s’aligner trop étroitement sur la Chine ou les États-Unis.

« Cette patrouille hors normes vient d’achever un passage en mer de Chine méridionale. Une preuve éclatante de la capacité de notre marine nationale à se déployer loin et longtemps en lien avec nos partenaires stratégiques australiens, américains ou japonais », a tweeté notre ministre.

L’idée même, que la France puisse déployer des forces armées avec les américains, japonais, et Australien est à franchement parler inquiétant. Inquiétant que la France, se donne le droit de s’arroger le droit de se considérer comme un acteur dans cette région du monde à haut risque.

La raison donnée est risible : pour enrichir notre connaissance de cette zone et affirmer que le droit international est la seule règle qui vaille, quelle que soit la mer où nous naviguons », a développé la ministre sur Twitter.

Imaginons un instant la réciproque : un sous-marin et un navire militaire chinois patrouillant dans le golfe de Gascogne, près de nos côtes, et la Chine se justifiant par la réplique : « enrichir sa connaissance de cette zone ». Immédiatement, la presse française, tous les médias, seraient sur les dents et on imagine sans peine le scandale qui s’ensuivrait. Que n’entendrait nous pas ? La Chine une menace mondiale pour la paix…La Chine à nos portes ! …bref un double standard.

En fait, c’est tout simple. La France joue les petits soldats en voulant se faire bien voir par l’administration américaine de Joe Biden à peu de frais. En effet, la France n’a aucun intérêt stratégique dans cette région du monde, la mer de Chine, et on peut dire que ce néo-colonialisme sous-jacent, et au mieux, pitoyable au pire une grave faute politique. La mer de Chine est au centre de l’attention des tensions sino américaines et la France n’a strictement rien à y faire.

Les américains, eux ne sont pas dans la même philosophie. L’objectif premier est de rassurer Taiwan, et à moindre mesure Hong Kong, et la Malaisie et les conflit maritime dans la région comme sur les îles Paracels et les iles Spratleys ne sont que broutilles pour l’administration américaine, tout comme pour la Chine d’ailleurs. Il est également essentiel de comprendre que le Japon et la Chine règlent un conflit maritime territorial, mais qu’en sous-main les objectifs pour les deux pays rivaux sont différends. Pour la chine il s’agit de sécuriser sa zone maritime, ses routes commerciales, ses intérêts stratégiques légitimes, en éloignant le Japon de ces zones, mais surtout les Etats Unis. Pour le Japon il s’agit de conserver la face mais surtout d’avertir la Chine de sa force concernant d’autres iles située bien plus au nord, les iles Diaoyu/Senkaku au nord de Taiwan. En effet, préserver ses iles lui permettent de conserver une zone maritime très éloignés de ses côtes et le Japon a déjà montré ses vaisseaux militaires près de ces îles. Pour les américains il s’agit bien sûr en premier lieu de montrer sa supériorité navale et dans un second temps de montrer à Taiwan, ainsi qu’à la Malaisie, qu’ils peuvent compter sur eux en cas d’agression et surtout de contenir la marine chinoise près de ses côtes.

On le voit, cette zone cristallise bien des tensions, et la Chine se doit d’être intraitable avec les américains concernant ces zones. Entre l’empire du milieu et les Etats unis, ne nous y trompons pas il s’agit d’une guerre froide, et les américains, qui possèdent déjà des bases militaires au Japon, en Corée du Sud, qui arment Taiwan, veulent entourer la Chine de toutes parts et l’encercler, pour finalement la contenir. Ce que la Chine de Xi Jinping refuse et combat de toute ses forces désormais.

Alexis Junjie

Petites réflexions sur le racisme banalisé lié au “Made in China”

A product made in China.

Depuis plusieurs jours, on entend sur les ondes et on peut lire dans la presse que le vaccin chinois pourrait être une option pour le gouvernement Français pour combattre le virus. On apprend que Viktor Orban l’autorise en Hongrie, et que la Serbie pourrait faire de même.

Aussitôt, cette info, reprise en boucle d’abord par les journalistes, puis pas par les réseaux sociaux se repend comme une trainée de poudre.

On entend cette fameuse phrase : « Je ne fais pas confiance au vaccin chinois ». Sous-entendu : Je ne fais pas confiance aux chinois. « Pourquoi ? » leur répond on …. Deux réponses arrivent irrémédiablement :

« Parce que on n’a pas d’infos sur ce vaccin ». Même si des millions de gens sont vaccinés en Chine, en Indonésie, en Amérique du sud et en Afrique par le vaccin développé par Sinopharm. On parle ici de plusieurs dizaines de pays, des dizaines de millions de personnes. Mais la condescendance est plus forte. Il s’agit d’Africains, de chinois…ils ne savent pas ce qu’ils s’injectent vous comprenez…

Très bien. Et c’est là, qu’on sort du factuel, pour arriver au lieu commun.

Le vaccin chinois serait à proscrire parce que c’est du « made in china ». Le fameux Made in China, synonyme de produits de basse qualité, à durée de vie ultra courte, ne respectant aucune règlementation…alors même que c’est avec la réglementation européenne que sera validé ou non ce vaccin en Europe.

Mais mon propos n’est pas celui-ci. Mon propos est bien évidemment de parler de cette idée profondément installée dans l’esprit inconscient de nos concitoyens. Cette opinion quasi générale en Europe que la Chine produit des biens de mauvaise qualité. « Elle inonde nos marchés ». « Elle prive nos pays occidentaux d’usines ». « Elle nous prive d’emplois », bref, il faut cesser d’acheter chinois. Voilà, à peu près, les raccourcis stupéfiants que la majorité des français approuvent par ignorance ou par racisme assumé. Peu leur importe finalement qu’acheter « chinois » ne veut rien dire.

Même si d’évidence, acheter chinois ne signifie pas acheter à des entreprises chinoises. Quand le quidam français achète ses belles chaussures, ou des jouets à ses enfants, produits fabriqués en Chine, ce quidam enrichi d’abord ces marques occidentales qui ont délocalisé pour leur unique profitabilité. Profitabilité qui n’a servi qu’à enrichir les actionnaires et les patrons de ces groupes.

Qui est perdant ? l’ouvrier français, qui perd son travail ? L’ouvrier chinois , payé une misère par ses patrons étrangers ? Les deux. Mais la Chine n’avait pas le choix. Il fallait produire, fabriquer pour faire travailler sa formidable masse de travailleurs peu qualifiés. Et apprendre. Apprendre les techniques. Pour plus tard, augmenter les salaires, et produire du plus haut de gamme. Et créer ses propres entreprises. Et parier sur sa propre consommation intérieure. La Chine a parié sur l’avenir. 

Mais revenons en arrière. Petit rappel des faits : La Chine dans les années 80 et 90 se développe très rapidement. Deng Xiaoping, alors président, a un objectif, faire rentrer la Chine dans la compétition internationale. La capacité de production de biens manufacturés augmente de façon exponentielle. Les capitalistes européens et américains ne s’y trompent pas. Produire à bas cout, parfois pour la moitié du prix de revient de fabrication dans leur pays, est une aubaine incroyable pour la rentabilité de ces entreprises frappés par la crise économique. La Chine leur promet un rêve :  Produire pour moitié moins cher, et revendre au même prix qu’auparavant. Les marges explosent. Les revenus de centaines de patrons, d’actionnaires, explosent. On peut ainsi dire que le grand capitalisme, le libéralisme, que l’on peut appeler l’ultra libéralisme est devenu ce qu’il est aujourd’hui grâce aux ouvriers chinois qui travaillaient pour 400 yuans par mois 10 heures par jours, 6 jours par semaine.

Qui est coupable ? L’ouvrier chinois qui travaille pour une misère, ou les entreprises occidentales qui ont choisi de faire produire dans ces usines d’esclaves ? Mais c’est sans doute trop penser pour ces contempteurs de l’empire du milieu.

Depuis une dizaine d’années les salaires augmentent en Chine, et beaucoup d’ouvriers heureusement sont sortis de la misère. La Chine, grâce à son dynamisme économique, va devenir sous peu, ce que les économistes appellent « Un pays développé ». Le Made in China va progressivement disparaitre en ce qui concerne les produits low costs (textile, petit électroménager, jouets, ). De plus dans le même temps les entreprises chinoises ont augmenté l’automatisation, et les robots prennent de plus en plus la place d’ouvriers.

Car désormais la Chine crée ses marques : Tencent, Alibaba, Huawei,Baidu toutes connues et s’exportant dans le monde entier désormais. Mais là non plus cela ne convient pas aux capitalistes occidentaux… Ceux-ci s’offusquent alors que ces entreprises soient contrôlées par le PCC. Ce qui est plus ou moins exact, mais de manière certaines, elles ont des comptes à rendre à l’état chinois. Est-ce cependant un problème ? Aux yeux des capitalistes et des fonds de pensions américains sans doute, mais aux yeux des dirigeants chinois ce n’est pas un souci. Bien au contraire. Pour eux, une entreprise d’état à des comptes à rendre, a des obligations en matière d’emploi, de sécurité nationale. Leur gouvernance doit d’abord être validées par l’Etat chinois. Et alors ? N’est-ce pas ce qu’on demande à une entreprise étatique ?  Les responsables politiques français, de droite comme de gauche semblent s’en rendre compte.

La Chine doit prendre conscience que, le matraquage intellectuel sur le made in china a été tel pendant des années que son image dans les pays occidentaux est amoindrie et fragile. Je ne parle même pas de son image en matière purement politique qui est désastreuse. En en prenant conscience, elle accélèrera la création de ses propres géants sans se préoccuper de ce qu’en pense les européens et américains. Mais ne nous y trompons pas. C’est l’ultralibéralisme économique qui est la principale cause de ces dérèglements. Seule, une fabrication locale, des salaires dignes, une consommation responsable fera changer les choses au niveau mondiale. La Chine ne le pourra pas toute seule.

Alexis Junjie

Le ChinaBashing

Chacun a pu constater une offensive en règle des médias occidentaux (français, anglais, allemand et américains principalement) contre le PCC Chinois, le président Xi Jinping, mais plus globalement contre la Chine elle-même. Chaque jour, un nouvel article à charge, chaque jour, une nouvelle insulte, chaque jour des dénégations, chaque jour des accusations pour certaines mensongères. D’où cela vient-il ? Pourquoi, une telle offensive ?

En recherchant un peu, on peut situer le début de cette vaste campagne de
dénigrement en 2007 et 2008 avant les Jeux Olympiques de Pékin. La Chine,
auparavant, était plutôt vue comme un pays en expansion économique, ou les entreprises françaises pouvait délocaliser à moindre coût leur production, et où tout était possible. Mais la puissance économique grandissante du pays a commencé à froisser les États Unis, et pour certaines élites du pays à bannière étoilée, il fallut s’attaquer à l’empire du milieu.
L’attaque vint d’abord de la gauche. La gauche américaine, puis la gauche française.

La Chine était un pays qui ne respectait pas les droits de l’Homme, qui enfermait les tibétains. Même si tout cela était un tissu de mensonges cela n’était rien pour nos penseurs de gauche. Par la suite comme elle se rendit compte que leur cause pour les tibétains ne donnait rien elle s’attaqua à la cause Ouighoure ainsi qu’aux pauvres opprimés d’étudiants d’université protestantes de Hong Kong.

La Droite économique, et les conservateurs, les libéraux, ne s’attaquent pas encore à la Chine, à cette époque car elle était pour eux un formidable marché en expansion, et les affaires sont les affaires. Cela ne durera pas longtemps. Des 2012 et l’arrivée de Xi, on vit un changement profond des médias portés par les grands capitalistes (Dassault pour Le Figaro, Niel pour Le Monde, et Bergé pour L’obs) .La Chine ne s’ouvre pas. La Chine refuse nos investissements, refuse que Apple, Google, Facebook, et tant d’autres entreprises américaines ne viennent prendre toute la place comme dans l’Europe vassale. La Chine résiste. Invente son propre modèle économique. Sans les Etats Unis. Elle se rapproche de Poutine et de la Russie, et en quelques années la Chine vise la première place économique aux États Unis.

Les années ont passé, et désormais, depuis les évènements de Hong Kong,
l’attaque est globale. Venant de la presse : Du Washington Post, du Guardian, de L’obs, du Figaro, du Monde , à la télévision : CNN, Fox News, en passant par les politiques dont à leur tête : Nancy Pelosi, démocrate, Ricky Rubio, conservateur, Trump bien sûr et bien d’autres… Les relais anti chinois font entendre leur voix. De plus en plus fort. De manière de plus en plus grossière.

La crise du Covid 19, est le summum de l’offensive. On le voit, on le lit désormais partout : La Chine est responsable. De Tout. Même si l’incurie générale en France et aux États Unis vis-à-vis de la réponse à donner à cette épidémie est risible.

La Chine est le bouc émissaire et il s’agit de la faire savoir.
Mais la crise du Covid 19 a démultiplié les attaques. La Chine aurait négligé les premiers signes, caché les premiers malades, dissimulé les nombreux cas. Or, et cela est démontré par tous ceux qui vivent en Chine, l’empire du milieu a, comme nombre de ses voisins asiatiques, au contraire, mieux traité la gestion du Covid 19 que l’Europe et infiniment mieux que les Etats Unis ou un président inepte a mis en danger délibérément la santé de son peuple par ses mensonges, et énormités.


Aujourd’hui, force est de constater les chinois, vivent débarrassés du virus, et même les médias main Stream sont obligés d’en convenir.
Mais sous couvert du China Bashing, le racisme banalisé n’est jamais loin. Les unes du Figaro Magazine, dernièrement, et les unes d’autres magasines sont à la limite du racisme banalisé. Envoyé spécial, un magazine de France 2 s’y met aussi, quoique ce n’est pas la première fois que ce magasine faussement investigateur s’y colle en matière de reportages bidonnés. Ces magasines sont en manque de ventes car la presse magazine va très mal. Les ventes sont catastrophiques pour l’immense majorité. La plupart sont subventionnés par l’état et sans cet argent ces magasines couleraient en quelques semaines.

Pour tous ceux qui aiment ce pays, ses habitants courageux, qui aiment la chine, cette civilisation millénaire, ses hommes et ses femmes, je dis, mobilisez-vous ! Les donneurs de leçons américains et européens, n’ont aucune leçon à donner. Je lance une alerte générale. Les actes de racisme contre nos amis chinois, franco-chinois, ou bien français d’origine chinoises sont chaque jour plus nombreux.

En France et ailleurs. Malheureusement pour les médias, et certains citoyens influençables : Le péril jaune est de retour.
Alors je dis : Attention ! La vigilance et la solidarité doit nous guider les uns les autres. Créons une entraide entre nous : amis de ce pays. Dénonçons les
mensonges, les hypocrisies des médias, inlassablement. Essayons de donner justice à ce pays, qui serait faussement responsable du chaos du monde. La fraternité des peuples des nations du monde est en danger. Ils veulent le chaos, ils veulent la désunion. Ils veulent un bouc émissaire pour cacher le délitement des civilisations occidentales. Ne les laissons pas accuser, sans réagir, la Chine et son peuple !